lundi 24 septembre 2018

Mot de la semaine n° 415 du 24 septembre - JAZZ


Lorsque ce « Mot de la semaine » sera mis en ligne, la 23ème édition du Festival de jazz sera terminée. Depuis son lancement en 1996, le festival peut se targuer d’avoir accueilli les musiciens de jazz les plus importants de ces dernières années. Les célèbres jazzmen venus tout spécialement des Etats-Unis et d’ailleurs pour se produire sur la scène colmarienne se comptent aujourd’hui par dizaines !

D’année en année, le festival conserve sa ligne directrice entre fidélité aux fondamentaux du jazz, proposition de nouveaux espoirs, ouverture internationale et mise en lumière de talents locaux. On vient au festival pour s’immerger dans un océan de sonorités, qui sont celles du passé, du présent et de l’avenir. On vient y deviner les frémissements des nouveaux rythmes. Cette double aspiration à rappeler le patrimoine inouï légué par les plus grands, et à inventer les alliances sonores de demain, fait l’attrait de la manifestation.

Mais si l’événement a rallié une nouvelle fois les suffrages de nombreux adeptes, c’est d’abord en raison d’une programmation à la qualité remarquable.

Cette édition 2018 a été portée par un vent nouveau, car nous avons voulu un programme éclectique, dynamique, et ouvert à 360 degrés pour faire le tour d’une musique centenaire et éternellement novatrice. Rester ancré dans l’histoire du jazz, toujours se renouveler et programmer en 6 soirées, un plateau exceptionnel, c’est la ligne de conduite qui a présidé à l’organisation de la manifestation.

Tel est l’ADN de notre festival. Tel est notre cahier des charges, car la musique est un fort levier culturel. La partager fait partie de nos ambitions, comme l’est le fait de réussir à toucher aussi bien le néophyte que le spécialiste à chaque édition du festival.

C’est aussi le moyen d’inscrire le jazz dans la vie de la cité, pas uniquement pendant le festival, mais durant toute l’année. Cet événement est d’autant plus remarquable qu’il est organisé en « régie » par le service communication de la Ville de Colmar.

Jazz musette, jazz pop, jazz/blues, jazz acoustique, New Orleans revisité, jazz contemporain, jazz des années 50/60, jazz électro rock … autant de coloris jazzy qui ont résonné lors de ce festival, avec en outre deux soirées thématiques mettant à l’honneur les femmes et les groupes issus de la région.

L’identité affirmée de notre festival, c’est donc une programmation défendue depuis toutes ces années : un jazz à la fois exigeant et accessible, un jazz sans compromis, un jazz universel, sans frontière, ouvert sur le monde et interrogeant le monde. Les 5 concerts à Colmar ont suscité une ambiance extraordinaire parmi les spectateurs présents.

Mais le festival de jazz à Colmar, ce sont aussi :

·         Des apéros jazz qui se sont déroulés dans des bars de la ville, avec l’aide du Collectif des Bars mais aussi dans des hôtels, restaurants, musées …
·         Un concert de jazz organisé avant la séance de cinéma de plein air dédiée au jazz durant cet été
·         Une conférence, « L’histoire du jazz en France »




·         Des expositions avec un retour en images sur le festival de jazz de Colmar au pôle média-culture Edmond Gerrer, à la salle Europe, et dans le hall de la mairie.
·         Des actions et des projets pédagogiques pour des élèves du Conservatoire à Rayonnement Départemental et les jeunes Colmariens

Notre festival, c’est aussi un festival off qui a investi le Grillen pour permettre à la passion musicale de se diffuser gratuitement.

Les partenaires de la manifestation, ont été nombreux. Au-delà des institutionnels à savoir la Région Grand Est et le Département du Haut-Rhin, je veux citer : le journal l’Alsace, l’immobilière Bartholdi, Schoenenberger, Vialis TV7, la SCCU, la Colmarienne des eaux, HYPER U, Pôle Habitat, Besoin d’R, HDR, Maetva, la Trace (qui, outre sa participation financière, a organisé après chaque concert une navette gratuite pour rejoindre le centre-ville), le Crédit Mutuel, Decaux, Pictural, Armindo, la Pâtisserie Clergue, l’entreprise CLOR, Mongiello Plisson, Rauschmaier, sans oublier les nombreux sponsors techniques.

Aujourd’hui, le mécénat et le sponsoring de proximité sont fondamentaux pour soutenir un projet artistique. En affirmant chaque année leur soutien, nos partenaires se portent garants, aux côtés de la Ville, d’une culture de qualité pour tous.

Plus qu’un acte d’argent, le mécénat et le sponsoring sont des actes d’engagement, de véritables actes citoyens. A Colmar, nous avons su entretenir des liens très forts avec un réseau de partenaires fidèles. Ce soutien nous permet de maintenir la participation de la Ville de Colmar à hauteur de 35 000 € pour ce festival, alors que le budget de la manifestation tourne autour de 100 000 €. Quand on voit le nombre de festivals supprimés ici ou là dans notre pays en raison des coupes budgétaires, on ne peut que se réjouir de voir notre Festival s’enraciner durablement dans le calendrier déjà bien rempli des grandes manifestations organisées par la Ville.

Le jazz n’est pas forcément un style de musique qui rassemble les jeunes. Pourtant, à Colmar, nous menons des actions pour les attirer vers le Festival. Ainsi les élèves et les enseignants du Collège Berlioz ont réalisé l’interview de Hugh COLTMANN, cet « explorateur » du patrimoine du jazz, l’une des têtes d’affiche de la présente édition. Par ailleurs, les élèves de la classe Ulis du Collège Pfeffel ont présenté leurs travaux, salle Europe, dans le cadre de l’exposition sur l’histoire du Festival.

Désormais, cap sur le festival du Film qui aura lieu du 14 au 20 octobre au complexe CGR !




Gilbert MEYER

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