lundi 18 mars 2019

Mot de la Semaine n°440 : Rdv Ministres / Larcher


Il n’est pas du tout anodin de pouvoir échanger à Paris, en réunion de travail, et dans la même semaine, avec deux ministres en exercice et le Président du Sénat. C’est pourtant l’occasion que j’ai pu saisir les 12 et 13 mars dernier.

A chacune de ces rencontres, je n’ai eu de cesse de défendre les intérêts colmariens et de rappeler combien le territoire de notre agglomération jouait un rôle de « locomotive » dans notre région.

Cette implication en haut lieu démontre aussi combien il est nécessaire pour le Maire d’une ville de pouvoir compter sur un réseau, levier de décision au niveau parisien. Dans le contexte économique que nous connaissons, l’action purement locale gagne en efficacité si elle est appuyée, et soutenue par les différentes instances nationales. Telle est la « carte » que je ne cesse d’abattre pour défendre Colmar, son agglomération, et nos concitoyens.

En ma qualité de Vice-président de Villes de France, j’ai donc eu l’occasion d’assister à deux importants échanges au niveau d’instances ministérielles aux côtés de Madame la présidente Caroline CAYEUX.


I.       Il y a eu d’abord une rencontre de travail avec M. Julien DENORMANDIE, Ministre chargé de la Ville et du Logement. A cette occasion ont été évoquées les questions portant :

-        Sur la réorganisation en cours du tissu HLM avec, en particulier, la fusion programmée de Pôle Habitat Colmar Centre Alsace et d’Habitats de Haute d’Alsace,

-        Sur les engagements de l’ANRU, dans la rénovation urbaine.
A Colmar, le premier programme de renouvellement urbain portait sur le quartier Europe/Schweitzer. Il a permis d’investir près de 126 M€ ... Le programme de renouvellement concernant le quartier Bel’Air/Florimont, initié fin 2015 avec un protocole de préfiguration, s’inscrit dans la continuité de la colossale action engagée par la Ville de Colmar depuis près de 20 ans, avec ses partenaires, pour la restructuration des quartiers ouest.

Le montant global du projet Bel’Air / Florimont est estimé à 41,6 M€, dont 30,7 M€ actés dans la convention de 2018. Je viens de saisir le Préfet de Région pour qu’un crédit complémentaire vienne abonder le projet. Bien sûr, j’ai relayé cette demande auprès du Ministre DENORMANDIE. Au total, sur les deux conventions, près de 157 M€ auront été investis au bénéfice de ces 2 quartiers prioritaires, dont plus de 28 M€ par la Ville de Colmar.

-        Sur le zonage, en matière de constructibilité, la Ville de Colmar demandant à être classée en zone B1 (cf. Mot de la Semaine du 19 novembre 2018).

Cette rencontre a fait suite aux nombreux échanges intervenus avec le Ministre et Mme Jacqueline GOURAULT, Ministre de la Cohésion des Territoires et des relations avec les Collectivités Territoriales. Elle se référait aussi aux résultats remarqués de Colmar, dans sa rénovation urbaine qui a fait la « une » sur le plan national.

D’ailleurs, le journal « Le Moniteur des Travaux Publics » y consacrera bientôt, un important article mettant en valeur l’impact exceptionnel du travail réalisé ces dernières années.

A la suite d’une interview qu’il m’a accordée, le quotidien « Le Monde » va mettre aussi le doigt sur l’exemplarité du travail entrepris ces vingt dernières années à Colmar.

II. Le 2ème rendez-vous ministériel a eu lieu avec Mme Elisabeth BORNE, Ministre chargée des Transports.

Il portait, entre autres, sur un échange concernant l’attractivité des gares. Un récent article de la presse locale, a mis le doigt sur l’exemplarité de la gare de Colmar et de ses aménagements extérieurs. En plus, depuis l’ouverture vers l’Ouest, la gare de Colmar a pris une autre dimension. De surcroît, la restructuration des emprises de l’ex-hôpital BAUR et de l’ex-caserne RAPP, donne aujourd’hui une pertinence économique avec une dynamique décuplée. Le tout est encore renforcé aujourd’hui par PASTEUR 2 et la rénovation intégrale du quartier EUROPE / SCHWEITZER.

La gare de Colmar est donc en train de devenir un modèle avec une attractivité commerciale, entrevue en plus, autour de ce lieu de rencontre. L’effet TGV, joue en plein, par ailleurs.

J’avais d’ailleurs déjà pu évoquer au Sénat, le 11 février dernier en présence du Président de la SNCF, M. Guillaume PEPY, l’atout que constituait la Gare de Colmar pour le territoire de l’agglomération et ses habitants.

Par ailleurs, le point a aussi été fait sur la fluidification du réseau ferroviaire puisque certaines interconnexions sur le territoire national, posent problème.

III.   J’ai aussi répondu à une invitation du Président du Sénat, M. Gérard LARCHER. Celui-ci voulait faire le point sur l’attractivité des villes moyennes et les problématiques qu’elles pouvaient rencontrer.

Le Président LARCHER à inauguré à Colmar la dernière édition de la « Foire Régionale des Vins d’Alsace » au mois de juillet 2018. Dans le paysage national fracturé, il considère en effet que les villes moyennes peuvent être des « locomotives » pour leur territoire. C’est aussi le leitmotiv que je ne cesse de déployer.

Il a ainsi ciblé l’exemple colmarien, avec :

-        L’attractivité économique,
-        Le développement démographique,
-        La pertinence du commerce du centre-ville,
-        La mutualisation par l’intercommunalité.

Sur ces 4 thèmes, Colmar est en effet en pôle position. Ainsi, l’augmentation physique des bases imposables économiques à Colmar est 3 fois supérieure au taux de l’inflation. Par ailleurs, la Ville enregistre le taux d’augmentation de la population le plus fort des Villes du « Grand Est », sur ces 5 dernières années.

Pour le commerce du centre-ville, le diagnostic fait par PROCOS, publié dans le quotidien de l’économie « Les Echos », le 24 janvier 2017, a placé la Ville de Colmar, en 1ère position de la pertinence commerciale avec un taux de vacance entre 6,5 et 7%, par rapport à la moyenne nationale qui se situe entre 12 et 14 %.

Enfin, pour la mutualisation, Colmar Agglomération est un exemple, non seulement pour la gestion, mais aussi pour l’accompagnement des communes membres dans le co-financement de leurs projets (près de 13 M€ pour la période 2014/2019).

Colmar et son agglomération ont donc pu être mises en valeur à cette occasion par leur exemplarité et leur rigueur de gestion. Cela ne peut être que positif en tout point de vue.

Globalement et pour l’exécutif qu’est à la fois le Maire de Colmar et le Président de Colmar Agglomération, c’est aussi la reconnaissance d’un travail qui sur le plan national, passe pour une référence.

Il conforte les propos du Président de la République qui, le 26 février dernier, lors du « Grand Débat », avouait devant 150 élus du Grand Est, en disant : « Je sais que le budget de la Ville de Colmar est mieux géré que celui de l’Etat… ».

Gilbert MEYER
                                                                

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