lundi 17 décembre 2018

Attentat Strasbourg


Il y a des semaines où l’actualité emprunte une trajectoire tragique. Ce « Mot de la semaine » pourrait être celui d’un CRI, face au drame terrible qui a frappé Strasbourg, si proche de nous, dans la soirée du 11 décembre.

L’attentat perpétré au cœur de la Cité strasbourgeoise nous rappelle cruellement la monstruosité des démons qui peuvent habiter l’âme humaine.

J’ai tenu aussitôt à adresser un message de solidarité à l’égard de mon collègue Maire de Strasbourg, Monsieur Roland RIES.

Je lui ai exprimé notre solidarité et nos pensées les plus émues à l’endroit des victimes et de leurs proches (cliquer).

Nous restons en guerre contre le terrorisme.

Au fanatisme, à la haine, à la terreur, nous opposons le respect de nos valeurs, le courage, la détermination et la force au service de la justice et du droit.

Colmar sait être digne et solidaire dans ces moments où saigne le cœur de notre grande sœur strasbourgeoise.

Après le drame qui vient de se produire, nous partageons pleinement le deuil et la douleur de nos compatriotes.

Aujourd’hui, nous sommes « tous Strasbourgeois ».


Gilbert MEYER

lundi 10 décembre 2018

Mot de la semaine n° 426 - 15 ans de Colmar Agglomération


Colmar Agglomération a soufflé ses 15 bougies en présence de Mme Caroline CAYEUX, Présidente de Villes de France, Maire de Beauvais. La rencontre organisée pour l’occasion au CREF le 6 décembre dernier a permis de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de faire une projection vers l’avenir.

Une Communauté d’Agglomération telle que Colmar Agglomération, est riche dans la diversité des communes membres. L’objectif de notre intercommunalité est le service rendu aux habitants. Nous partons du principe, qu’elle ne doit intervenir que quand elle est en mesure d’apporter une véritable valeur ajoutée en termes de service, de coût ou d’aménagement du territoire. Les services de proximité, eux, doivent continuer à relever des communes. Celles-ci sont les mieux placées pour répondre à l’attente de leurs concitoyens.

Colmar Agglomération comprend à ce jour 20 communes dont Colmar, ville-centre, qui compte 71 781 habitants. Le territoire de l’agglomération compte une population de quelque 115 000 personnes.

Le périmètre de Colmar Agglomération correspond à la totalité du bassin de vie colmarien. En moins de 15 ans, nous aurons donc quasiment multiplié par 3 (de 8 au départ, à 20 aujourd’hui), le nombre des communes membres. Dans le même temps, nous aurons réalisé un train d’investissements cumulés de plus de 210 M€. Nous avons aussi versé 46 M€ aux communes membres, au titre de la dotation de solidarité communautaire et un total de fonds de concours de 17,1 M€ destinés à soutenir leurs propres projets d’équipement.

J’observe que la Ville de Colmar a pris toute sa part dans ce schéma en ayant abondé la « corbeille », au-delà de sa propre quote-part, pour accroître l’effort de solidarité vis-à-vis des autres communes. Ainsi, la Ville de Colmar a « cédé » aux autres communes une enveloppe de 1,7 M€ pour la période 2014 à 2020 sur un total de 9,76 M€, en ayant accepté de voir sa population plafonnée à 60 000 habitants. Il en avait été de même pour la période de 2008 à 2014, où la Ville de Colmar, avait laissé 1,3 M€, au bénéfice des autres communes. Cette double concession a permis aux autres communes de bénéficier d’un fonds de concours plus important. Le résultat est plus que probant. Par ailleurs, les autres communes membres de Colmar Agglomération ont pu, par exemple, bénéficier de travaux pour l’eau et l’assainissement, 3 à 4 fois supérieurs à ce qu’ils étaient auparavant. En 15 ans, Colmar Agglomération aura réalisé quelque 60 M€ de travaux sur ces réseaux. Je puis y ajouter le montant de 19,5 M€ pour les travaux d’évacuation des eaux pluviales.

L’agglomération colmarienne a donc tenu, voire au-delà, ses engagements auprès des communes et des habitants. Il n’y a pas d’un côté, les communes, et de l’autre la ville centre. Il y a une intercommunalité qui travaille au service de tous, avec une solidarité qui se doit d’être relevée.

Cette confiance rejaillit sur les résultats de Colmar Agglomération dont l’action est reconnue par tous, y compris par la Chambre Régionale des Comptes. Celle-ci a relevé tout particulièrement les performances atteintes, entre autres, en matière de modération fiscale, du très faible niveau d’endettement, et des résultats du tri sélectif.

Ainsi, si je compare au niveau national, les taux d’imposition de Colmar Agglomération sont tous inférieurs aux taux moyens nationaux des communautés d’agglomération de France en 2018. 

On le sait, le contexte économique est difficile. C’est pourquoi nous avons eu la volonté de créer l’environnement le plus attractif possible, pour favoriser l’installation et le maintien des entreprises sur le territoire communautaire. Les entreprises, c’est du travail, c’est de l’emploi. Colmar Agglomération a donc accompagné la Région dans la mise en œuvre de son dispositif d’aides à l’investissement matériel au sein des entreprises. De même, avons-nous mis en place un dispositif d’aides spécifiques, pour lutter contre la vacance des locaux d’activités, et favoriser leur reprise. Ce dispositif se combine avec une aide à l’aménagement intérieur des locaux. Au total près de 50 entreprises ont bénéficié de l’une ou l’autre de ces aides. Par ailleurs, un Pacte Offensive Croissance Emploi a été signé l’été dernier avec la Région Grand Est. Un engagement fort pour l’avenir du territoire, pour le soutien et l’accompagnement des chefs d’entreprise.

L’économie est la sève d’un territoire. Colmar Agglomération n’a donc pas hésité, par ailleurs, à consacrer ces 10 dernières années quelque 7,3 M€ pour des aides à l’immobilier et à l’investissement matériel des entreprises. Nos actions portent leurs fruits si j’en juge l’augmentation des bases de la Cotisation Foncière des Entreprises ces dernières années.

Par ailleurs, le taux de la taxe d’habitation est resté identique depuis 2011. Il en va de même pour d’autres taxes, comme la taxe sur les surfaces commerciales inchangée depuis 2015, le taux du versement transport ou le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui a même été réduit de 7,95 % à 7,30 % en 2017, alors que le taux moyen national s’élève à près de 10 %. J’ajoute que le tarif de l’eau est l’un des plus bas au niveau national. Il permet à chaque foyer de réaliser une économie annuelle de l’ordre de 130 €.

Cette politique de modération fiscale permet aux contribuables de l’agglomération – particuliers et entreprises confondus – de réaliser en 2018 une économie globale de 11,73 M€ (dont plus de 6 M€ pour les seules entreprises), par rapport aux taux moyens nationaux.

Ces résultats ont aussi été atteints avec un encours de dette très largement inférieur à la moyenne nationale des agglomérations de taille comparable : 50 € à l’habitant au 31 décembre 2017 contre 396 € pour la moyenne nationale. Par ailleurs, Colmar Agglomération a une capacité de désendettement de 4 mois, contre une moyenne de … 5 ans au niveau national. De surcroît, les emprunts réalisés concernent uniquement les budgets annexes en rapport avec les transferts de compétences.

Le niveau d’investissement s’inscrit dans la même dynamique : près de 20 M€ en 2018 qui viennent s’ajouter aux 193 M€ déjà réalisés par Colmar Agglomération durant ses 15 années d’existence.

L’engagement de Colmar Agglomération, c’est donc aussi une solidarité intercommunale comme on en rencontre rarement. En témoigne la mutualisation, entre les communes membres, des diminutions des bases imposables subies par certaines communes, suite à une fermeture d’entreprise par exemple. Colmar Agglomération assume ces diminutions sur son budget et non sur celui des communes concernées.

Tous ces chiffres ne seraient rien s’ils n’aboutissaient pas à des réalisations palpables correspondant à des équipements très importants, profitant à tous les habitants de l’agglomération. Parmi les plus emblématiques : la base nautique de Colmar Houssen (60 093 usagers en 2018, près d’un demi-million en 9 ans !), le champ captant de production de l’eau potable, l’Observatoire de la Nature, la fourrière et le refuge pour animaux, dans le cadre d’un partenariat exemplaire conclu avec la SPA, les centres de tri de l’Ill à Horbourg-Wihr, du Ladhof à Colmar, et celui en cours à Wintzenheim. Il s’agit pour ces trois unités d’un investissement global de 8,8 M€ !

Une illustration : le poids des ordures ménagères incinérables a diminué de 347 kg en 2004 à 208 kg par habitant en 2017, soit - 40 %. Colmar Agglomération a mis aussi en place la collecte de biodéchets en 2011. Le résultat de cette collecte est, lui aussi, significatif : 40,3 kg/an/habitant. Je puis aussi évoquer le plan de prévention des déchets permettant de réduire les déchets à la source. A l’actif de ce plan : plus de 1 600 poules distribuées entraînant une diminution de 90 tonnes de biodéchets, par an.

Dans un autre domaine, le dispositif des animations d’été permet à nos jeunes de découvrir un nombre impressionnant d’activités. L’impact de ces animations est important sur le territoire : en 2018, près de 5 500 jeunes participants, et une centaine d’associations partenaires prêtant leur concours pour l’encadrement.

La solidarité, valeur fondatrice de Colmar Agglomération, a pris une forme complémentaire en 2015 avec l’instruction par Colmar Agglomération des autorisations d’urbanisme … non seulement des communes membres, mais aussi de communes issues d’autres regroupements intercommunaux périphériques.

Aujourd’hui, ce sont 44 communes, hors celles de Colmar Agglomération, appartenant à 3 communautés de communes, qui ont demandé à bénéficier de l’instruction de leurs autorisations d’urbanisme par les services mutualisés à l’échelle de l’agglomération. Un indicateur : l’ensemble de ces collectivités ont produit 782 actes d’urbanisme en 2017.

Bien entendu, chaque communauté de communes participe financièrement au coût de la prestation en proportion du nombre d’actes transmis annuellement pour instruction. Colmar Agglomération ne se substitue pas pour autant au pouvoir des maires dans la délivrance du permis de construire.

La solidarité, nous l’exerçons aussi hors du périmètre territorial. Colmar Agglomération, en effet, s’est engagée à l’international, avec VIALIS, dans la fabrication de modules autonomes, confectionnés à partir de containers recyclés. Ces modules installés sur place, destinés à des villages africains comme au Burkina Faso, doivent permettre de gérer et de stocker des quantités importantes d’énergie électrique d’origine photovoltaïque.

Pour ouvrir son horizon économique, le territoire communautaire joue à plein un autre atout majeur, celui du développement durable et du cadre de vie. Dans le transport collectif et l’intermodalité, une nouvelle étape sera franchie en 2019. En effet, la mise en place de navettes électriques desservant l’hypercentre de Colmar, dans le cadre de l’opération « Action Cœur de Ville », sera effective.

A l’image de la Ville de Colmar, dotée de son « Agenda 21 », Colmar Agglomération s’est aussi engagée pleinement dans cette voie ! En témoignent, par exemple, la flotte de bus au gaz et l’opération de thermographie aérienne réalisée sur tout le territoire de l’intercommunalité. Cette opération a permis d’estimer les déperditions énergétiques des toitures des différents bâtiments. Puis d’engager, grâce aux conseils prodigués par l’Espace Info Energie, et selon la volonté de chacun, des travaux d’isolation largement subventionnés. Elle a généré pour les entreprises 17 M€ de travaux, correspondant à 3 814 chantiers, et le versement de 2,85 M€ d’aides, dont 1,57 M€ de la collectivité et 1,28 M€ d’aides complémentaires de VIALIS.

Nous voulons vivre sur un territoire qui compte, qui crée des emplois, qui garde ses jeunes. Dans cet ordre d’idée, le Plan Local de l’Habitat permet d’assurer un développement équilibré de l’habitat répondant aux besoins de tous les ménages. Il favorise aussi la cohésion et la mixité sociales.

Nous nous donnons toutes les chances d’y parvenir. Le développement continu de notre site universitaire en témoigne. De même nous avons décidé de créer au sein du quartier Europe – quartier prioritaire au sens de la politique de la ville – une pépinière, à destination des jeunes entreprises.

Il y a 15 ans, nous avons ouvert la porte de l’histoire de notre agglomération. Nous avons encore de nombreux défis à relever. Cette tâche ne doit pas nous inquiéter. Ne laissons jamais remettre en cause la cohérence et les acquis de notre communauté, ni affaiblir notre volonté.


Gilbert MEYER

lundi 3 décembre 2018

Mot de la semaine n° 425 - Convention des maires


La Convention des Maires a fêté son 10ème anniversaire cette année. Elle a été lancée en effet en 2008 par la Commission européenne pour inciter les collectivités locales et les citoyens à dépasser les objectifs climatiques et énergétiques européens.

Les villes signataires – dont Colmar en 2010 – s’engagent à participer à la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de plus de 20 % d’ici 2020 (par rapport à l’année de référence 2007, pour Colmar), grâce à des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique et accroître l’utilisation des énergies renouvelables.

Je fais en effet partie de ceux qui pensent que c’est souvent à l’échelon communal, celui de la proximité, qu’il est possible d’agir et de donner l’exemple. Ce faisant, il est clair que nous n’avons pas la prétention de régler à notre échelle des problèmes d’ampleur mondiale. Mais nous pensons qu’il est possible d’utiliser les leviers dont nous disposons pour faire avancer les choses. Il ne fait pas de doute que l’accès à une énergie propre, bon marché et abondante est l’une des conditions de notre prospérité et de notre développement.

De manière générale, l’objectif est bien de réconcilier approvisionnement énergétique de notre société et absolue nécessité de ménager notre climat.

Depuis 2010, la Ville de Colmar soumet donc régulièrement des bilans d’étape au Bureau de la Convention des Maires à Bruxelles, afin de vérifier que la démarche est bien en phase avec l’objectif annoncé. La diversité de toutes les villes représentées au sein de la Convention des Maires est cruciale pour échanger de bonnes pratiques permettant d’atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter.

Nous venons donc de réaliser la mise à jour des bilans des émissions de notre territoire pour les années 2007 (année de référence), 2010, 2013 et 2016, accompagnée de l’évaluation de l’efficacité de notre plan d’actions, jusqu’en 2016.

Au regard de la qualité des éléments fournis au Bureau de la Convention des Maires, l’organisme européen nous a informés souhaiter utiliser nos supports de restitution comme outils de référence, afin d’élaborer des recommandations auprès des collectivités membres du « Partenariat Oriental » de l’Union Européenne, engagées dans la démarche. Les documents fournis par la Ville de Colmar ont été jugés – je cite – « bien préparés et particulièrement structurés ».

C’est la seconde fois que la démarche de la Ville de Colmar est remarquée par le Bureau de la Convention des Maires à Bruxelles, parmi les 7 755 signataires actuels (53 pays, 252 millions d’habitants).

En 2017, notre collectivité était déjà prise en exemple dans le guide de référence du reporting de la Convention des Maires, avec trois autres villes : Tallin, capitale de l’Estonie (412 000 habitants), Gaia au Portugal (303 000 habitants) et Vaxjo en Suède (87 000 habitants).

L’adhésion à la Convention des Maires permet à la Ville de Colmar de dynamiser, davantage encore, sa démarche en faveur de la réduction des gaz à effet de serre, d’élargir son réseau d’acteurs engagés dans la lutte contre de le dérèglement climatique, d’échanger sur les bonnes pratiques et de comparer les performances de sa politique. Elle donne également une dimension européenne à la démarche environnementale de la Ville de Colmar, traduite en particulier dans notre Agenda 21 que vous retrouvez sur le site internet de la collectivité (https://www.colmar.fr/agenda-21).


Gilbert MEYER

mercredi 28 novembre 2018

Réponse à une observation sur les réseaux sociaux


Réponse à l’article intitulé « Qui dit vrai ? » du 10 novembre 2018

 
Contrairement aux allégations plus que légères contenues dans cet article, je tiens à souligner que la situation financière de la Ville de Colmar est saine et que son endettement est parfaitement maîtrisé.
D’abord, l’encours global de la dette au 31 décembre 2017 s’établit à 75 997 330,20 € et non à 80 M€ comme vous l’indiquez.

De plus, il convient de déduire de ce montant la dette récupérable auprès de Colmar Agglomération et l’emprunt contracté pour l’Hôtel de Police qui est financé par le loyer versé par ce dernier. Mais pour cela, encore faut-il bien s’informer avant de proférer des contrevérités.

Ainsi, la dette nette se monte à 67 334 474,98 € au 31 décembre 2017, soit 958 € par habitant.

Ce montant est inférieur de 35,5 % par rapport à la moyenne nationale qui s’établit à 1475 € en 2017 (cf statistiques de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) : les Collectivités Locales en chiffres 2017 - par strate de population en 2015 - Métropole de 50 000 à moins de 100 000 habitants)

Par ailleurs, je rappelle que l’encours de la dette en 1995 en euros constants s’élevait à 917 € par habitant contre 958 € par habitant au 31 décembre 2017.

De plus, les frais financiers représentaient, en 1995, 5,13 % des dépenses réelles de fonctionnement contre… 1,16 % au 31 décembre 2017. Il faut noter en plus que depuis plus de 10 ans, la Ville investit entre 500 et 550 €/habitant par an. La moyenne nationale des villes de l’importance de Colmar, tourne entre 300 et 320 €/habitant. Ainsi, l’investissement supplémentaire à Colmar est supérieur de 15 M€/an par rapport à celui des autres villes.

Il s’agirait également de mettre ces chiffres en regard de la modération fiscale illustrée par un gel des taux d’imposition en 2018, pour la 6ème année consécutive !

Alors oui, je suis fier de ces performances.

  

                                                                                   Gilbert MEYER

Réponse à une observation sur les réseaux sociaux


Réponse à l’article « il récidive » du 24 novembre 2018


Le Maire de Colmar constate qu’il est très suivi par un certain site des réseaux sociaux.
Il n’y voit aucun inconvénient, sauf si sous l’anonymat, des informations mensongères devaient être colportées.
 
Quelques précisions à ce titre. C’est vrai qu’il arrive au Maire de garer brièvement son véhicule dans l’impasse Hertenbrod. D’abord, le stationnement n’y est pas interdit. Ensuite, la pose momentanée du véhicule est co-utilisée par les autres riverains concernés et par les services de la Ville. Pourtant, les précautions sont toujours prises, pour laisser un accès de passage pour une intervention d’urgence.

Par ailleurs, il est mensonger de dire que le Maire dispose de 2 places de stationnement au parking Rapp. Le Maire a pris en location 2 emplacements de stationnement dans des garages privés, l’un près de son domicile, et l’autre donnant sur la rue Rapp, à l’arrière de la Mairie. Il en acquitte les loyers à titre personnel. Le coût est bien supérieur aux tarifs des macarons.

Alors, oui aux informations exactes. Mais NON aux mensonges. Pas étonnant qu’on se réfugie dans l’anonymat pour colporter de telles informations, qui dénotent un manque de courage et de la malhonnêteté….

 

 

                                                                                   Gilbert MEYER


 

lundi 26 novembre 2018

Festival du Livre et Marchés de noël


Deux éléments phares en ce dernier week-end de novembre : le Festival de Livre et l’ouverture des marchés de Noël.

Rendez-vous incontournable des amateurs de l’écrit et de l’image depuis maintenant 29 ans, le Festival du Livre a vu, comme à chaque édition, les visiteurs parcourir en nombre les allées du Parc des Expositions.

Les éléments contribuant à ce succès sont nombreux :

-          la volonté affirmée de la Ville de maintenir la gratuité de l’entrée et des animations, des parkings et des transports depuis le centre-ville et, nouveauté cette année, d’une desserte au départ des bibliothèques Bel’Flore et Europe ;
-          la qualité de la programmation qui allie « grands noms » et auteurs à découvrir ;
-          la multiplicité des animations destinées au jeune public - privilégié depuis toujours - et aux adultes, pour offrir à tous rencontres et expériences riches et variées ;
-          l’engagement et la participation de très nombreux acteurs de la chaîne du livre, auteurs, libraires, éditeurs, enseignants, bibliothécaires et relieurs ;
-          enfin, le soutien, confirmé chaque année, de la Région Grand Est, du Département du Haut-Rhin, du Centre national du livre et du Ministère de la Culture par l’intermédiaire de la DRAC Grand Est ; un soutien complété par les mécénats de SOFIA, de la SCCU, de VIALIS et du Crédit Mutuel.

Cette 29ème édition s’est déroulée au moment où l’opération d’aménagement des Dominicains de Colmar est à présent bien entamée. Elle permettra de dévoiler au public les trésors patrimoniaux jusqu’ici cachés dans les réserves de la Bibliothèque des Dominicains et bientôt mis en scène dans l’écrin somptueux de son cloître. Dans un an, les Colmariens pourront découvrir le cadre achevé de ce nouvel équipement culturel, à la veille du retour des collections et de la finalisation de la présentation muséographique.

La nouvelle édition des Marchés de Noël revêt, quant à elle, un contexte exceptionnel au regard des deux importantes nouveautés : l’installation d’un « Marché Gourmand » place de la Cathédrale, en collaboration avec l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) et l’Office de Tourisme de Colmar et sa Région, en plus des 5 marchés traditionnels.

L’idée est née de 2 constats : d’abord une absence d’animation autour de la magnifique collégiale, ce qui créait un vide, puis des difficultés pour se restaurer tant nombreux sont les restaurants à afficher complet en cette période (souvent 4 services par jour, grâce à de nombreux emplois saisonniers). Nous voulons donc tirer, tirer encore une fois vers le haut l’image du marché de Noël de Colmar.

Aussi 10 maisonnettes, magnifiquement décorées, sont tenues par les chefs reconnus dans le Haut-Rhin (Maître Restaurateur, Chef d’Alsace, Maître Cuisinier de France) pratiquant une cuisine autour des mets Alsaciens et / ou de Noël. Des mange-debout permettent de se restaurer sur place, par toutes conditions météorologiques.

Les horaires d’ouverture ont été reculés pour ce marché : 22h en semaine et 23 h les vendredis et samedis. Des animations, avec des chefs étoilés et maîtres restaurateurs, se tiennent 3 jours par semaine (mercredi, vendredi, samedi).

Ce nouveau Marché va satisfaire aussi bien les Colmariens que les touristes. Un bilan sera dressé en fin d’édition, dans l’objectif éventuel de reconduire ce « Marché Gourmand » l’an prochain.

Autre nouveauté : une vingtaine de sites de la Ville bénéficient d’animations lumière, au moyen de technologies les plus modernes en matière de projections d’images animées. Ce plan lumière, estimé à près de 2 M€, s’inscrit en parfaite adéquation avec le plan « Action Cœur de Ville » pour lequel Colmar a été retenue par le comité de pilotage national. Cette information n’est pas neutre car la Ville de Colmar peut ainsi bénéficier du concours financier de l’Etat.

Nous avons d’ailleurs eu l’honneur d’accueillir, lors de l’inauguration des marchés de Noël, Monsieur Rollon MOUCHEL-BLAISOT, Préfet coordonnateur de l’opération Action Cœur de Ville au niveau national.

Je rappelle que l’investissement repose sur des installations pérennes permettant de projeter la ville en harmonie, au travers de son patrimoine, dans différentes ambiances adaptées au gré des événements forts de la vie colmarienne. Et ce, durant toute l’année et pas seulement pour Noël.

Par ailleurs, de nouvelles décorations ont été réalisées par le service des espaces verts de la Ville sur le thème de Noël traditionnel, avec des décors typiques naturels. Ces décorations accompagnent les nouvelles mises en lumière.

Des nouveautés … mais aussi des améliorations telle que la mise en place de 4 toilettes publiques dont l’accès est gratuit pour tous.

Autour des 190 chalets de Noël (fabriqués dans la région) répartis au sein des 6 Marchés, de nombreuses animations ont de quoi ravir tout un chacun :

-          l’exposition des Métiers d’Arts d’Alsace dans l’Eglise des Dominicains ;
-          la patinoire en plein air pour les petits et les grands ;
-          les manèges de Noël place Rapp et place de la Cathédrale ;
-          les concerts et les animations musicales, dans le cadre de « Colmar chante Noël », et cela, tout au long du marché de Noël.

Nos Marchés de Noël (classés 2ème meilleurs Marchés de Noël européens en 2017 après la ville de Zagreb) attirent près de 1,5 million de visiteurs chaque année. Ils entraînent donc des retombées économiques exceptionnelles, en termes d’emplois notamment. Au final, ce sont des centaines d’emplois qui gravitent autour de l’opération colmarienne. C’est donc une activité stratégique, indispensable pour les professionnels de la région, mais de plus en plus concurrentielle, ce qui nous invite à toujours faire preuve d’innovation. Parallèlement, l’offre hôtelière sur Colmar s’est fortement développée ces dernières années. Elle a généré dans cette filière la création d’un nombre important d’emplois permanents.

J’ai conscience de la gêne que certains habitants peuvent ressentir. Aussi nous devons apporter des réponses pour que chacun s’y retrouve, à savoir les habitants du centre-ville, les commerçants, les professionnels du tourisme.

L’action politique, pour qu’elle puisse totalement satisfaire l’intérêt général, nécessite aussi d’être à l’écoute des concitoyens. Nous sommes donc particulièrement attentifs au ressenti des habitants. Nous nous donnons les moyens d’y répondre le mieux possible.

Précisément, nous avons bien capté les inquiétudes des Colmariens face à l’activité touristique qui s’est largement accrue en ville et dans ses environs, ces dernières années.

Certains ont le sentiment que tout est fait en faveur du tourisme ! Au-delà du fait touristique lui-même, c’est donc la perception qu’en a la population qu’il nous faut étudier, pour pouvoir agir. C’est pourquoi nous avons décidé, en lien avec Colmar Agglomération, de mettre en place avec l’Office de Tourisme de Colmar et sa Région et ses partenaires (Atout France, la Région Grand Est, l’Agence d’Attractivité d’Alsace et l’IUT Tourisme de Haute-Alsace basé à Colmar) un dispositif d’étude sur l’afflux touristique afin d’élaborer des actions concrètes pour améliorer le quotidien de tous les usagers de l’espace urbain, Colmariens ou non.
Une évaluation de l’impact social du tourisme va donc être menée pour mesurer l’opinion réelle des habitants du territoire à l’égard des Marchés de Noël et du tourisme en général.

Chaque année depuis 4 ans, l’ouverture des Marchés de Noël se déroule sous haute sécurité, compte tenu des attentats perpétrés dans le passé. Ainsi, la Ville et l’Office de Tourisme, organisateur, ont travaillé en amont avec les services de la préfecture et les services de l’Etat (Police, Pompiers, service de déminage) pour assurer une sécurité maximale du centre-ville. Car si l’économie et l’attractivité sont des éléments clés de notre développement, il est une notion sur laquelle il n’est pas possible de transiger : la sécurité de tous.


Gilbert MEYER



lundi 19 novembre 2018

Zone B1


Je suis revenu à la charge auprès de M. Julien DENORMANDIE, Ministre chargé de la Ville et du Logement, à propos du zonage A, B et C des communes. Ce zonage est utilisé au niveau national pour moduler les dispositifs financiers d’aide à l’accession à la propriété et à l’investissement locatif. Les dispositifs en question devaient en effet faire l'objet d'une révision au courant de l'année 2018.

J'ai pu sensibiliser, le Ministre, à plusieurs reprises, sur la demande de classement de la Ville de Colmar (actuellement classée en B2) en zone B1. Cette demande, je ne cesse de la renouveler et de l’argumenter depuis 6 ans. Les 20 communes de Colmar Agglomération sont toutes classées à l’heure actuelle en zones B2 ou C. Ce zonage, anciennement arrêté, n’est plus en phase avec la réalité. Le Centre Alsace, dont Colmar joue le rôle de métropole, est figé dans ces classements B2 et C. De ce fait, la construction de l’habitat ne peut se faire, dans toute sa dimension sociale. Il y va donc de l’équilibre territorial dans sa pertinence urbanistique et d’aménagement du territoire.

J’ai transmis au Ministre une étude détaillée, réalisée par une société, spécialiste national de l'expertise en habitat. Cette étude démontre à son tour que le marché immobilier de la ville de Colmar présente de nombreux déséquilibres, ce qui témoigne d'un marché tendu. Les indicateurs relatifs à Colmar soulignent en effet que le marché y est bien plus déséquilibré que dans d'autres villes du Grand Est classées, elles, en zone B1 ou même que l'ensemble des villes classées en zone B1 au niveau national, en prenant en considération la moyenne de leurs valeurs.

L’incohérence est forte dans ce domaine. Ainsi, les Villes de Mulhouse, Saint-Louis et Huningue sont classées en zone B1 pour le Haut-Rhin. Or, deux audits prouvent que la situation de Colmar en matière de logement est plus tendue que celle de ces trois villes !

Si la situation perdure en l’état, conduisant à l’abandon de l’éligibilité au dispositif d’investissement locatif et au plafonnement du Prêt à Taux Zéro à 20%, cela aura comme conséquence un effondrement du marché de la promotion immobilière. Le risque est énorme pour l’immobilier : le cabinet d’expertise prévoit une baisse de l’ordre de 50% du volume de ventes à investisseurs et de 15% du volume de ventes en accession. Si la situation devait rester en l’état, le marché enregistrerait donc des difficultés de pré-commercialisation dues au retrait massif des investisseurs. Aussi, supprimer le levier de dispositif d’aide à l’investissement locatif sur Colmar en figeant son classement en B2 constituerait, un fort coup d’arrêt à l’activité de la promotion. En effet, sans recours aux ventes destinées à l’investissement locatif, de nombreuses opérations en promotion immobilière se trouveront bloquées localement.

Or, la dynamique démographique et économique positive observée sur le territoire de l’agglomération doit être soutenue par une production de logements. Il s’agit en plus d’un objectif partagé par l'Etat en matière d'habitat, de politique de peuplement et de politique de la ville. Il importe donc pour l’Etat d’en tirer localement toutes les conséquences …

L'observation des tendances à l'œuvre montre que certains ménages sont aujourd’hui délaissés dans leur parcours résidentiel. La réponse pour créer du logement abordable doit passer par la diversification des formes urbaines et des typologies. Le marché de l'habitat peine à trouver le bon équilibre en matière de gammes de prix proposées.

Or l'un des enjeux principaux en promotion immobilière consiste à reconstituer des gammes de prix qui peuvent constituer une réponse pour les ménages familiaux issus des classes moyennes. Ces derniers constituent le cœur de cible du marché de la promotion pour réinvestir le cœur d’agglomération, trop souvent délaissé au profit de la périphérie ou des territoires limitrophes.

Le classement de Colmar en zone B1 est vital pour soutenir le dynamisme démographique et économique et l'avenir de la promotion immobilière sur le territoire. Il est indispensable pour la ville de Colmar de pouvoir disposer de cette opportunité de développement de l’offre en locatif intermédiaire, afin de combler le besoin des ménages sur le parc locatif. Il l’est aussi pour le Centre Alsace dont le périmètre rayonne aussi sur la partie sud du département du Bas-Rhin, avec Sélestat.

Si notre demande aboutissait favorablement, le périmètre de l’agglomération colmarienne disposerait des 3 zones de constructibilité (C-B2 et B1) permettant de répondre au mieux au besoin d’équilibre social et urbanistique du territoire, grâce à des loyers accessibles pour la grande majorité de la population, tout comme le prix des logements à l’achat.



  Gilbert MEYER