lundi 2 décembre 2019

Mot de la semaine n° 477 du 2 décembre - Parking Montagne Verte


Le parc de stationnement souterrain de la Montagne Verte a été ouvert au public le 22 novembre, jour d’inauguration des Marchés de Noël.

Nous avons voulu mettre en œuvre un projet ambitieux, à savoir la construction d’un parking souterrain de quelque 700 places et la création d’un nouvel espace paysager. Le parking – le 6ème en ouvrage – complète ainsi l’offre de places de stationnement aux portes du centre-ville. Nous atteignons désormais une capacité totale de 3 934 places en ouvrage. Mais surtout, les répercussions de cette opération vont aller bien au-delà du périmètre de la Montagne Verte. En effet, l'aménagement en question va permettre de donner un nouveau visage à la Place de la Cathédrale, favorisant ainsi la piétonisation progressive de l'hypercentre. Cette dernière opération va aussi contribuer à mettre en valeur, la Collégiale Saint-Martin, – « notre Cathédrale ».

Le parking souterrain de la Montagne Verte va permettre de compenser la suppression des places de stationnement en surface de ces 2 espaces (585 au total). Il va aussi donner la possibilité à des porteurs de projets d’urbanisme au centre-ville de pouvoir disposer de concessions à long terme leur permettant de construire. A ce jour, 5 concessions pour 14 places ont déjà été contractualisées.

L’aménagement du site de la Montagne Verte revêt différents enjeux d’ordre patrimonial. En effet, les fouilles archéologiques ont permis de préciser les principaux éléments de patrimoine à préserver dans le cadre du projet. Il constitue donc l’opportunité d’une mise en valeur du patrimoine historique et archéologique en rendant visible une partie des fortifications jusque-là ensevelies. Celles-ci sont visibles à gauche de l’entrée véhicules. Les murs d’enceinte jusque-là visibles sont évidemment conservés.

Les travaux du parking ont démarré le 1er octobre 2018. Très vite, l’atelier des parois moulées s’est mis en place. Il a consisté en l’excavation de déblais sur 20 m de profondeur et jusqu’à 7 m de large, sur une épaisseur de 60 cm, puis au coulage du béton. L’ensemble de ces panneaux, positionnés côte à côte, a permis de créer l’enveloppe périphérique du parking. En parallèle, des canules ont été forées sur toute la surface pour pouvoir injecter un bouchon de béton à 20 m de profondeur et ainsi former la partie inférieure de la « boîte ». Une fois cette « boîte » fermée sur ses 5 côtés, le rabattement de nappe a été réalisé pour permettre l’opération de déblais jusqu’à 10 m de profondeur.

Au fur et à mesure de l’avancement du terrassement, les pieux de fondations – 400 au total – ont été installés. Les tâches se sont ensuite enchaînées entre poteaux brésiliens coulés en place, pré murs en périphéries, et autour des locaux techniques, poses de dalles alvéolaires, dalles, et ainsi de suite jusqu’à l’achèvement de la dalle haute du parking il y a 2 mois. Les autres corps de métiers se sont succédé depuis l’été dernier pour permettre de livrer le parking le jour d’ouverture des marchés de Noël.

Je veux saluer ici la grande performance de l’équipe de maîtrise d’œuvre et des services techniques de la Ville de Colmar.


14 mois pour un chantier de cette importance, c’est tout simplement exceptionnel et je les en félicite. Quelques détails techniques qui donnent un aperçu du caractère atypique de la tâche :

-        70 ouvriers par jour, et jusqu’à 100 en pointe,
-        80 000 m3 de déblais, ce qui correspond au volume de 32 piscines olympiques,
-        400 pieux,
-        70 km de forage,
-        20 000 m3 de béton,
-        1 800 tonnes d’acier,
-        3,7 km de chemin de câbles pour 60 km de câbles,
-        974 luminaires,
-        5,5 km de réseau de sprinklage (réseau d’extinction d’incendie automatique à eau) pour 1 800 têtes de sprinklage,
-        7 500 m² d’étanchéité,
-        18 000 m² de plancher,
-        Le parking a un poids de 60 000 tonnes, soit l’équivalent de 6 tours Eiffel.

L’énergie déployée par tous a porté ses fruits. C’est aussi une belle illustration de la collaboration efficace entre les secteurs public et privé. Je ne cesse de souligner les apports essentiels d’un tel partenariat. Cette opération le démontre encore. Donc, mes félicitations renouvelées à tous les intervenants auxquels j’associe, bien entendu, l’équipe de maîtrise d’œuvre principalement locale. Elle est composée de AEA Architecte mandataire (Colmar), Jean-Luc Isner, architecte du patrimoine (Strasbourg), Acte 2 paysage, architecte paysagiste (Obernai), Serue Ingénierie, bureau d’étude technique (Schiltigheim), Venatech, ingénierie acoustique (Nancy) et Alpha Process, économiste de la construction (Mulhouse).

Merci aussi à toutes les entreprises qui ont démontré à travers ce chantier, tout leur professionnalisme, et en particulier l’entreprise EIFFAGE et son groupement qui, pour la troisième fois à Colmar, réussit une telle performance !

Le parking compte exactement 690 places de stationnement sur 3 niveaux. 19 pour véhicules utilitaires, 16 places « famille », 8 places de rechargement pour véhicules électriques, 16 places pour les personnes à mobilité réduite. Il faut encore ajouter 10 emplacements motos, et à terme 168 emplacements vélos. Ce parking, gardienné en permanence, sera ouvert 24h sur 24, chaque jour de l’année. Il en va de même, désormais, pour le parking Rapp.

Le coût de l’opération parking s’est élevé à 21,1 M€ HT. Si nous conjuguons ce coût à celui du parc public prochainement aménagé en surface, nous atteignons un montant total de 26,3 M€ HT. La Ville de Colmar a pu compter sur une participation de Colmar Agglomération, au titre du fonds de concours, à hauteur de 3 169 165 € tenant compte des aménagements paysagers. S’ajoute une subvention de la Région Grand Est de 500 000 € pour les aménagements paysagers en surface qui sont en cours et se poursuivront jusqu’au mois d’avril 2020.

Par ailleurs, les travaux d’aménagement paysager nous donneront l’occasion de dédier un espace à la mémoire du Colonel Arnaud BELTRAME qui reste à jamais pour nous un symbole interpellant nos consciences, un héros, tué lors d’un attentat à Trèbes le 23 mars 2018. Cet espace de recueillement sera réalisé à l’emplacement de l’ancien cavalier des fortifications historiques.

Personnellement, je ne suis pas peu fier ! Il fallait une sacrée dose de courage politique pour se lancer dans un tel chantier en fin de mandat. C’était un pari et un défi. Les deux ont été réussis. C’est ce qu’attendent les administrés de leurs élus ... !



Gilbert MEYER
Maire de Colmar
Président de Colmar Agglomération

mardi 26 novembre 2019





Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans le crash de leur hélicoptère, lors d’une opération de combat contre les djihadistes.

La communauté nationale, rassemblée, est en deuil. Nous sommes tous aux côtés des familles durement éprouvées. Nous partageons leur douleur.

La mission confiée à nos militaires est exigeante et dangereuse. On a beau se dire que cette mission peut aller jusqu’au sacrifice suprême. On n’en partage pas moins l’immense peine des familles éprouvées par le destin tragique de l’un des leurs.

J’ai une pensée émue toute particulière pour M. Jean-Marie BOCKEL, Sénateur du Haut Rhin, dont le fils, Pierre, figure au nombre des victimes.

Au-delà de ce terrible destin individuel, les sentiments de reconnaissance et de respect vis-à-vis des 13 soldats et de leur famille s’imposent naturellement.

 

                                                                                   Gilbert MEYER
 

lundi 18 novembre 2019

Mot de la Semaine n°475 : Complexe Athlétisme Europe


En moins de 2 mois, nous avons étrenné deux nouveaux équipements de sport importants : le complexe sportif du Grillenbreit (Mot de la semaine du 30 septembre 2019), et depuis le
14 novembre, l’équipement couvert d’athlétisme au stade de l’Europe.
Le sport à Colmar est tout sauf une variable d’ajustement de notre politique. Il est l’un des leviers principaux pour permettre de répondre aux enjeux majeurs d’un projet territorial, global et ambitieux, pour les Colmariens, et nos jeunes en particulier.
La contribution de la Ville au sport colmarien est immense, que ce soit en investissement, ou en fonctionnement.
Près de 1,2 M € de subventions de fonctionnement sont annuellement attribués aux clubs sportifs colmariens.
Le pari sur l’avenir a été largement remporté ; près de 22 % de Colmariens (soit un Colmarien sur 4) sont licenciés au sein d’un club sportif local.
Il subsiste néanmoins toujours des points à améliorer. Ainsi, les clubs d’athlétisme colmariens, essentiellement le Pays de Colmar Athlétisme ou encore l’Entente Sports Réunis de Colmar Athlétic Club, éprouvaient beaucoup de difficultés à s’entraîner durant la période hivernale.
Pour pallier l’absence d’une infrastructure couverte adaptée, les athlètes colmariens occupaient des créneaux dans les gymnases colmariens ou rejoignaient d’autres lieux d’entraînement à l’extérieur de la ville.
Pour leur permettre de s’entraîner dans des conditions satisfaisantes durant la période hivernale, la Ville a donc réalisé une structure d’entraînement couverte sur le site du stade de l’Europe. Bien évidemment, cet équipement pourra également être utilisé par les écoles, les collèges, les lycées et les étudiants de l’Université de Haute Alsace dont le pôle colmarien comprend deux volets : le site universitaire du Grillenbreit et le Biopôle, rue de Herrlisheim.
Du fait de son implantation dans un quartier prioritaire de la ville, ce nouvel équipement sportif va impacter le territoire de vie de ce quartier. En effet, il vient compléter les installations sportives déjà existantes, notamment le stade nautique, la patinoire ou encore les nombreux gymnases environnants.
L’emprise au sol du nouveau bâtiment se déploie sur une surface de 1911 m², détaillée comme suit :
-          un petit volume dit « vestiaires » d’environ 200 m², qui abrite :
o   1 entrée principale
o   2 vestiaires / douches
o   2 blocs sanitaires
o   1 local ménage
o   1 local technique
-          une « partie sportive », qui permet la pratique quasi simultanée :
o   du saut en hauteur
o   du saut à la perche
o   du lancer de poids
o   de la course de vitesse (6 couloirs)
o   du saut en longueur
o   du triple saut.

permettant ainsi à l’ensemble des structures de ce quartier, sociales, socio-éducatives ou encore d’accueil pour personnes souffrant de handicap, de pratiquer en son sein des activités physiques adaptées, axées sur l’athlétisme.
Le sous-bassement de la structure a été réalisé en ossature bois isolé. Sa couverture est assurée par une toile textile de couleur « champagne ». Le bâtiment est de plain-pied et se compose de plusieurs volumes formant un grand « T » stylisé. Sa configuration et sa physionomie répondent directement aux besoins et à la nature des diverses activités sportives pratiquées en son sein.
Le stade de l’Europe est donc devenu un véritable complexe sportif où se côtoyaient déjà un terrain en herbe pour le rugby et l’athlétisme, une piste de 400 m dotée de 6 couloirs, des tribunes, un bâtiment abritant des locaux associatifs et des vestiaires, ainsi qu’un espace technique et convivial d’athlétisme.
A noter également que l’ensemble de la couverture de l’aire sportive a été réalisé avec une toile textile tendue (sous forme d’alvéoles, permettant leur remplacement pièce par pièce), offrant ainsi un apport lumineux naturel. Le système de chauffage a été conçu à partir de panneaux radiants au gaz.
Concernant les frais de fonctionnement de cette structure, il a été demandé à l’ensemble des utilisateurs associatifs de prendre à leur charge les frais leur incombant, au prorata du taux d’occupation.
L’association qui est appelée à fédérer les utilisations est le « Pays de Colmar Athlétisme ». Cette association est désormais l’interlocutrice de la Ville pour la gestion des locaux. Les conditions de mise à disposition sont donc à négocier avec elle par les utilisateurs potentiels. L’usage des lieux se faisant dans son seul périmètre opérationnel, elle aura à répondre sur le plan des charges d’exploitation, de l’usage qu’elle en fera.

L’équipement : le premier de ce type en Alsace
Il revêt un intérêt particulier car c’est le premier bâtiment sportif INDOOR, offrant ce type d’activités, qui soit implanté dans le Haut-Rhin et en Alsace. De plus, il se singularise par l’usage important de la toile textile, de couleur « champagne », comme d’un matériau de couverture et de façade. Le recours à ce procédé est très inhabituel, malgré ses avantages. Le produit et sa mise en œuvre assurent l’étanchéité à l’air et à l’eau, tout en filtrant légèrement la lumière naturelle. Cette toile claire a été retenue et combinée à différents bardages mélèze et sapin. Ces deux essences de bois sont employées en vêture verticale, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Les parois opaques s’associent chaleureusement à la teinte naturelle du bois utilisé pour la structure apparente. Aux poteaux et aux poutres en lamellé-collé, s’ajoutent des bracons et des tirants métalliques (en acier galvanisé,) qui contribuent à l’esthétique globale du bâtiment.
L’effet de dynamisme est surligné par la présence de silhouettes, au contour noir, appliquées contre la toile textile. Ces représentations, fort bien visibles depuis l’avenue de l’Europe, sont très éloquentes. Hormis la pratique du rugby, elles identifient précisément l’ensemble des disciplines sportives pratiquées sur le site du stade de l’Europe. Ces figures renforcent la compréhension de la fonctionnalité sportive du lieu et le panel des activités possibles.
Les vestiaires peuvent accueillir deux classes de 30 élèves.
Les aménagements (internes / externes), les accès et les issues de secours seront traités de telle sorte que cet équipement sera accessible au public le plus large.
Ainsi, les personnes à mobilité réduite pourront, elles aussi, disposer de ces installations en fonction des plages d’ouverture et horaires prévus. De nombreux utilisateurs seront présents dès le matin et jusqu’en milieu de soirée.
Le confort d’utilisation est assuré toute l’année, bien que le bâtiment ait vocation à être utilisé essentiellement par temps pluvieux ou froid. En effet, les parties sportives du bâtiment disposent d’installations techniques. Ainsi, la mise en place d’un système de chauffage par radiant gaz garantira une température minimum de 12 à 14 degrés, ressentis à 1 m du sol. En outre, un système de régulation de l’humidité, pilotable à distance, permettra de limiter fortement la condensation sur la toile en hiver.
Avant de se rendre sur le site du stade de l’Europe, les usagers et autres spectateurs emprunteront l’un des deux parkings existants qui se trouvent au nord et qui sont traversés par la rue Schuman. Ils sont déjà mutualisés avec d’autres équipements sportifs majeurs : la patinoire et le stade nautique.
Le bâtiment est homologué pour accueillir jusqu’à 100 personnes. La quasi-totalité des lots constituant le chantier ont été attribués à des entreprises régionales, voire locales.

Le coût de l’opération s’est élevé à 2 240 000€ TTC.

Son plan de financement :

            Dépenses                                                                                           Coût TTC
·         Honoraires (indemnités concours, annonces, études diverses…)     34 245 €
·         Frais liés à l’équipement et divers                                                    62 000 €
·         Travaux                                                                                             2 143 755 €

TOTAL                                                                                            2 240 000 €

Recettes                                                                                           
·         Subvention de la Région Grand Est                                                 333 333 €
·         Fonds de concours de Colmar Agglomération                                 200 000 €
·         Subvention de l’Agence Nationale du Sport                                    150 000 €
·         Subvention du Conseil Départemental du Haut-Rhin                      150 000 €
Sous-total subventions
·         Fonds de compensation de la TVA (État)                                        306 208 €
·         Autofinancement Ville de Colmar                                                    1 100 459 €

TOTAL                                                                                            2 240 000 €

Les maîtrises d’ouvrage et d’œuvre ont été assurées par la Ville de Colmar.

Gilbert MEYER

mardi 12 novembre 2019

Mot de la Semaine N° 474 - Salon International du Tourisme et des Voyages


 
Notre pays est souvent présenté, à juste titre, comme la première destination touristique au monde. Le Salon International du Tourisme et des Voyages organisé à Colmar du 9 au 11 novembre, a illustré une nouvelle fois l’importance de ce secteur d’activité.
Dans notre monde complexe, instable, friand de contestations, la beauté et l’attraction qu’exerce notre pays, elles, sont incontestées.

Notre territoire alsacien nourrit ce consensus : un massif montagneux recherché, des édifices historiques classés ou inscrits, une gastronomie qui fait l’unanimité, un art de vivre reconnu. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, nous sommes dans le peloton de tête des destinations touristiques. Notre attrait touristique constitue un atout majeur.
A Colmar, nous récoltons les fruits de notre travail. Nous avons fait le choix d’être à l’offensive en matière de développement économique et touristique, et donc d’attractivité. Il s’agit là de sujets essentiels qui bénéficient à toute la population colmarienne.

Selon l’Agence Régionale du Tourisme, la fréquentation touristique, a fait un bond de 11 % cet été à COLMAR. Une hausse supérieure à celle de l’Alsace, qui est de 8 %. Avec 220 000 nuitées en deux mois, COLMAR a donc connu un excellent été touristique. Plus globalement, COLMAR enregistre environ 850 000 à 900 000 nuitées par an.
L’hebdomadaire national « Le Point » s’est livré cette année à une enquête sur l’attractivité des villes françaises. Son diagnostic portait sur 70 villes et leurs agglomérations. Dans la catégorie des villes et agglomérations, de 80 000 à 250 000 habitants, COLMAR s’est classée en 11ème position au niveau national, en 1ère position par rapport aux villes du Grand Est.

Et puisque je parlais de fréquentation touristique, je relève que dans ce classement, COLMAR arrive en 2ème position au niveau national, pour ce qui concerne sa capacité hôtelière.
J’observe aussi que les hébergements Airbnb ont généré à COLMAR 115 000 nuitées sur l’année 2018, pour un chiffre d’affaires estimé à 10,7 M€. En moyenne annuelle, 1 000 hébergements ont été disponibles sur la plateforme en 2018, un nombre en augmentation de    20 % en un an. Bien sûr, nous devons encadrer ce phénomène, pour que l’impact ne soit pas négatif.

Avec l’Office de Tourisme de COLMAR et sa région, et en lien avec Colmar Agglomération, une évaluation de l’impact social du tourisme a été menée, pour connaître, dans un souci de transparence, l’opinion réelle des habitants sur le sujet. Nous sommes en train d’étudier les résultats de cette étude. Nous ne manquerons pas d’en tirer les enseignements, avec néanmoins une volonté : celle de faire vivre le capital touristique de notre territoire, non pas en l’entretenant comme un sanctuaire, mais en le confrontant à toutes les énergies créatrices.
Les organisateurs du Salon ont décidé d’élever le JAPON au rang d’invité d’honneur de cette 35ème édition. Nos liens avec le pays du Soleil-Levant sont solides. Nous savons combien notre économie haut-rhinoise compte de sociétés japonaises sur notre territoire. Colmar Agglomération est elle-même concernée avec RICOH. Par ailleurs, nous avons signé il y a 5 ans une convention de coopération avec la Ville de TAKAYAMA au JAPON en collaboration avec le Centre d’Études Japonaises d’Alsace. Cette convention vient d’être renouvelée.

De nombreuses actions ont été menées avec cette ville autour des axes principaux qui ont été définis : l’économie, le tourisme et la culture. Ainsi TAKAYAMA a pu présenter son artisanat local lors des marchés de Noël à Colmar de 2016 et 2017, avec un chalet dédié. Une exposition colmarienne s’est tenue à TAKAYAMA en avril 2016 avec la mise en avant des produits artisanaux et des vins d’Alsace. Par ailleurs, des échanges et des rencontres entre les jeunes de Colmar et de TAKAYAMA se concrétisent maintenant depuis 3 ans.
Notre Salon du Tourisme sait aussi conjuguer la notion de solidarité avec le rêve et l’évasion. Depuis 10 ans, le Salon consacre en effet un espace dédié au tourisme et à l’économie solidaires. SOLIDARISSIMO est un bel outil pour amener les voyageurs à s’intéresser de plus près encore à la vie quotidienne des populations qu’ils visitent. L’enjeu, là encore, est important. Car cette forme de tourisme est l’une des composantes stimulant le développement d’un territoire en valorisant ses richesses locales.

Cette année, pour la première fois, le TCHAD était présent à SOLIDARISSIMO.
Le Régiment de marche du TCHAD commandé par le colonel Patrick LAMIRAL, implanté près d’ici à MEYENHEIM, n’a pas manqué ce rendez-vous avec le pays dont il porte fièrement l’appellation.

Nous n’oublions pas que ce régiment, est appelé le « régiment du serment », à la suite de la promesse faite à KOUFRA en mars 1941 par le Colonel LECLERC, devenu Général par la suite de -je cite- « ne déposer les armes qu’après la libération de STRASBOURG ». Effectivement, le régiment participera entre autres à la libération de PARIS et de STRASBOURG, et aux terribles combats de la « poche de Colmar ».
L’activité touristique revêt certes un enjeu économique. Mais plus qu’économique, c’est un enjeu de cohésion, d’attractivité, de « définition » aussi de ce que nous sommes et de ce que nous montrons à nos visiteurs. Il s’agit là d’un très beau défi que je suis heureux de relever avec l’ensemble des Colmariens et des habitants de l’agglomération.
 

Gilbert MEYER

Mot de la semaine n° 474 - SITV


Notre pays est souvent présenté, à juste titre, comme la première destination touristique au monde. Le Salon International du Tourisme et des Voyages organisé à Colmar du 9 au 11 novembre, a illustré une nouvelle fois l’importance de ce secteur d’activité.
Dans notre monde complexe, instable, friand de contestations, la beauté et l’attraction qu’exerce notre pays, elles, sont incontestées.
Notre territoire alsacien nourrit ce consensus : un massif montagneux recherché, des édifices historiques classés ou inscrits, une gastronomie qui fait l’unanimité, un art de vivre reconnu. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, nous sommes dans le peloton de tête des destinations touristiques. Notre attrait touristique constitue un atout majeur.
A Colmar, nous récoltons les fruits de notre travail. Nous avons fait le choix d’être à l’offensive en matière de développement économique et touristique, et donc d’attractivité. Il s’agit là de sujets essentiels qui bénéficient à toute la population colmarienne.
Selon l’Agence Régionale du Tourisme, la fréquentation touristique, a fait un bond de 11 % cet été à COLMAR. Une hausse supérieure à celle de l’Alsace, qui est de 8 %. Avec 220 000 nuitées en deux mois, COLMAR a donc connu un excellent été touristique. Plus globalement, COLMAR enregistre environ 850 000 à 900 000 nuitées par an.
L’hebdomadaire national « Le Point » s’est livré cette année à une enquête sur l’attractivité des villes françaises. Son diagnostic portait sur 70 villes et leurs agglomérations. Dans la catégorie des villes et agglomérations, de 80 000 à 250 000 habitants, COLMAR s’est classée en 11ème position au niveau national, en 1ère position par rapport aux villes du Grand Est.
Et puisque je parlais de fréquentation touristique, je relève que dans ce classement, COLMAR arrive en 2ème position au niveau national, pour ce qui concerne sa capacité hôtelière.
J’observe aussi que les hébergements Airbnb ont généré à COLMAR 115 000 nuitées sur l’année 2018, pour un chiffre d’affaires estimé à 10,7 M€. En moyenne annuelle, 1 000 hébergements ont été disponibles sur la plateforme en 2018, un nombre en augmentation de    20 % en un an. Bien sûr, nous devons encadrer ce phénomène, pour que l’impact ne soit pas négatif.
Avec l’Office de Tourisme de COLMAR et sa région, et en lien avec Colmar Agglomération, une évaluation de l’impact social du tourisme a été menée, pour connaître, dans un souci de transparence, l’opinion réelle des habitants sur le sujet. Nous sommes en train d’étudier les résultats de cette étude. Nous ne manquerons pas d’en tirer les enseignements, avec néanmoins une volonté : celle de faire vivre le capital touristique de notre territoire, non pas en l’entretenant comme un sanctuaire, mais en le confrontant à toutes les énergies créatrices.
Les organisateurs du Salon ont décidé d’élever le JAPON au rang d’invité d’honneur de cette 35ème édition. Nos liens avec le pays du Soleil-Levant sont solides. Nous savons combien notre économie haut-rhinoise compte de sociétés japonaises sur notre territoire. Colmar Agglomération est elle-même concernée avec RICOH. Par ailleurs, nous avons signé il y a 5 ans une convention de coopération avec la Ville de TAKAYAMA au JAPON en collaboration avec le Centre d’Études Japonaises d’Alsace. Cette convention vient d’être renouvelée.
De nombreuses actions ont été menées avec cette ville autour des axes principaux qui ont été définis : l’économie, le tourisme et la culture. Ainsi TAKAYAMA a pu présenter son artisanat local lors des marchés de Noël à Colmar de 2016 et 2017, avec un chalet dédié. Une exposition colmarienne s’est tenue à TAKAYAMA en avril 2016 avec la mise en avant des produits artisanaux et des vins d’Alsace. Par ailleurs, des échanges et des rencontres entre les jeunes de Colmar et de TAKAYAMA se concrétisent maintenant depuis 3 ans.
Notre Salon du Tourisme sait aussi conjuguer la notion de solidarité avec le rêve et l’évasion. Depuis 10 ans, le Salon consacre en effet un espace dédié au tourisme et à l’économie solidaires. SOLIDARISSIMO est un bel outil pour amener les voyageurs à s’intéresser de plus près encore à la vie quotidienne des populations qu’ils visitent. L’enjeu, là encore, est important. Car cette forme de tourisme est l’une des composantes stimulant le développement d’un territoire en valorisant ses richesses locales.
Cette année, pour la première fois, le TCHAD était présent à SOLIDARISSIMO.
Le Régiment de marche du TCHAD commandé par le colonel Patrick LAMIRAL, implanté près d’ici à MEYENHEIM, n’a pas manqué ce rendez-vous avec le pays dont il porte fièrement l’appellation.
Nous n’oublions pas que ce régiment, est appelé le « régiment du serment », à la suite de la promesse faite à KOUFRA en mars 1941 par le Colonel LECLERC, devenu Général par la suite de -je cite- « ne déposer les armes qu’après la libération de STRASBOURG ». Effectivement, le régiment participera entre autres à la libération de PARIS et de STRASBOURG, et aux terribles combats de la « poche de Colmar ».
L’activité touristique revêt certes un enjeu économique. Mais plus qu’économique, c’est un enjeu de cohésion, d’attractivité, de « définition » aussi de ce que nous sommes et de ce que nous montrons à nos visiteurs. Il s’agit là d’un très beau défi que je suis heureux de relever avec l’ensemble des Colmariens et des habitants de l’agglomération.


Gilbert MEYER


lundi 4 novembre 2019

Mot de la semaine n° 473 - Territoire d'Industrie


A l'instar de la tendance nationale, le territoire de notre agglomération a subi ces vingt dernières années une désindustrialisation marquée.

En vingt ans, environ 2 000 emplois industriels ont été détruits avec une période particulièrement critique entre 2008 et 2013, durant laquelle Colmar Agglomération a connu une perte de plus de 1 200 emplois de ce secteur économique. Les activités industrielles, qui représentaient 26 % des salariés en 2009, n'en représentaient plus qu'environ 22 % en 2017, avec 6 041 employés salariés pour 319 établissements.

Heureusement, des entreprises du secteur travaillent à adapter leurs outils industriels, les rénovent et les modernisent tout en créant des emplois. C'est le cas, par exemple :

-          de la société Liebherr France qui met actuellement en place un plan d'investissement d’au moins 35 M€ sur 7 ans,

-          de Ricoh Industrie France qui procède à l'installation d'une nouvelle machine d'enduction pour le papier thermique (20 M€),

-          de Freudenberg qui met en place un nouveau process de production (investissement de 5 M€ en 2013).

Le dossier du renouvellement de l'industrie me tient à cœur. J’en ai fait l’une des priorités au sein du Pacte Offensive Croissance Emploi (POCE) 2018 – 2021 (cf. mon « Mot de la Semaine » du 20 août 2018). Le Président de la Région Jean ROTTNER et moi-même avons signé ce POCE en juillet 2018.

L’innovation est notre devoir. Elle est nécessaire pour répondre aux besoins, pour continuer à faire produire et à grandir. J’assume totalement cette volonté d’aller toujours plus au-delà pour sauvegarder et développer l’activité économique. Il n’est qu’à voir à titre d’illustration, les magnifiques réussites qu’ont été les transformations des anciennes friches militaires, d’abord celle de l’ex hôpital Baur, puis celle de l’ex caserne Rapp. Par une politique d’acquisitions foncières, puis de mises à disposition des entreprises, nous avons permis la création de près d’un millier d’emplois dans un cadre cohérent, un projet de développement global, réfléchi et concerté.

Par ailleurs, il n’y a pas lieu d’oublier les restructurations de la zone Nord. Une quinzaine de revitalisations foncières ont conduit à créer plus de 500 emplois.

L’opération de l’ex caserne Rapp nous aura permis, en outre, de créer un parking d’usage gratuit (parking Dreyfus) de près de 500 places, à cinq minutes à pied, à peine de la gare.

De longue date, je me suis toujours investi pour soutenir l'industrie et cela de plusieurs manières. La mise en place de la politique intercommunale d'accompagnement du Fonds Départemental d'Aide à l'Industrialisation (FDAI) entre 2008 et 2016 a permis à Colmar Agglomération de faire bénéficier 9 entreprises d’avances sans intérêts, pour un montant total de 7,1 M€. Par ailleurs, la mise en place de la bonification par Colmar Agglomération des aides régionales à l'investissement matériel et productif a permis depuis 2015, d’attribuer en supplément des aides de la Région, un montant total d’environ 200 000 € au bénéfice de 17 entreprises.

En qui concerne les implantations industrielles, mon investissement personnel a permis de favoriser l'implantation sur plus de 30 hectares des deux dernières implantations industrielles remarquables et porteuses de développement d'avenir que sont Liebherr Mining (plus de 110 M€ investis) pour les pelles de carrières et de mines, et Liebherr Components (plus de 80 M€ investis) pour les moteurs de grosses cylindrées. Le total des emplois industriels créés ici est de près d’un millier. Sachant que les emplois industriels entraînent une multiplication par 2,5 avec l’occupation périphérique, le nombre d’emplois nouveaux peut donc être estimé sur ce site à quelque 2 500.

Grâce à ces implantations, à la diversification du tissu tertiaire et commercial et au développement du tourisme, Colmar Agglomération a pu maintenir sa vitalité économique et son dynamisme. Pour le futur et pour privilégier de nouvelles implantations industrielles, Colmar Agglomération travaille en partenariat avec la Communauté de Communes du Pays Rhin-Brisach pour permettre la création de la zone EcoRhéna dans le cadre du Syndicat Mixte du port Rhénan de Colmar / Neuf Brisach (mon « Mot de la Semaine » du 26 mars 2018).

De même, est à l’étude, en partenariat avec la SNCF, la requalification urbaine et économique de l’ancien site de fret ferroviaire, route de Rouffach. Le site a vocation à devenir un quartier « économique ». Le projet consiste à y développer une offre immobilière à destination des entreprises, des commerces, de l’hébergement mais aussi des services permettant d’offrir aux usagers un véritable « espace de vie ».

Plus près de nous, Colmar Agglomération a été intégrée dans le dispositif du Territoire d’Industrie du Centre-Alsace. Pour Colmar Agglomération, ce dispositif se traduit par l’établissement de 3 fiches actions devant donner lieu à un financement d’études et portant sur :

-          la réactivation du fret ferroviaire dans la zone industrielle Nord de Colmar,

-          la construction d’un hangar destiné à l’aviation d’affaires sur l’aéroport de Colmar-Houssen,

-          l’accélération de la mutation du foncier autour de la gare de marchandises de Colmar (partie Sud), conformément à l’étude précitée.

Par ailleurs, l’entreprise Liebherr France a proposé de son côté une action visant à développer un réseau d’activités liées à la mécanique de soudage. Ces projets vont donner lieu à la signature d’un contrat « Territoire d’Industrie du Centre-Alsace » entre l’Etat, la Région Grand Est, les porteurs de projets et les établissements financeurs.




Gilbert MEYER