lundi 19 août 2019


 
Le Mot de la Semaine n° 462 - Animations Lumière

 

Colmar s’affirme comme l’une des destinations touristiques les plus prisées de l’Hexagone.

Cette attractivité, saluée récemment par l’hebdomadaire national « Le Point » (cf. Mot de la semaine du 28 juillet), représente une force économique très importante pour la ville, son agglomération et le Centre-Alsace avec un chiffre d’affaires annuel de près de 130 M€.

Il s’agit d’un capital que nous devons préserver. De nos jours cependant, il n’est plus possible de se contenter d’une situation que, par ailleurs, beaucoup nous envient. Dans un monde concurrentiel à tout-va, il nous faut sans cesse aller de l’avant, et innover.

Colmar avait été en 1997 l’une des premières villes de France à s’être lancée dans une opération « ville lumière » à travers la valorisation par la lumière de nos édifices les plus emblématiques.

Mais les technologies ont progressé. Il nous fallait moderniser cet atout lumière pour créer une nouvelle différence par rapport aux autres métropoles ! A l’image de l’univers commercial, il ne suffit plus d’avoir une excellente notoriété pour conserver ses « clients ».

Nous avons donc décidé de mettre en œuvre un plan d’animation lumière avec en triple objectif : présenter un nouveau cadre lumineux de la ville, relever davantage son identité singulière en travaillant sur un niveau d’excellence déjà reconnu, et réduire au maximum les dépenses de fonctionnement en limitant des frais de montage et de démontage, ou les coûts de location.

Ce plan lumière repose sur l’installation de matériels pérennes permettant de plonger la ville, au travers de l’éclairage de son patrimoine, dans différentes ambiances lumineuses.

Ont été retenus avec l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France une vingtaine de sites (cliquer), tous quartiers confondus. Ces sites bénéficient d’animations lumière (projections d’images et de vidéos) portées par diverses technologies. Sur certains de ces sites, une action sur l’éclairage public a été réalisée : des lanternes ont été remplacées parallèlement pour diminuer le niveau d’éclairement lors du fonctionnement des animations, et améliorer ainsi le rendu.

Ambitieux, le plan d’action est à la hauteur de notre exceptionnel patrimoine. Les technologies contemporaines nous permettent de composer un véritable spectacle. Elles nous invitent dans une autre dimension, beaucoup plus loin que la traditionnelle perception d’un monument illuminé. Les enchaînements de lumière mettent parfaitement en évidence, également, la virtuosité des bâtisseurs de l’époque.

D’un montant estimé à près de 2 M€ sur 2 ans, ce projet est financé en partie, via le mécénat par des partenaires extérieurs, mais aussi par l’Etat (opération « Cœur de Ville »).

Lors de l’inauguration de l’opération « Ville lumière » en 1997, je tenais ce propos allégorique :

 « Il est minuit un étranger demande à un Colmarien le chemin pour rentrer à son hôtel. L’homme réfléchit un instant et répond : le plus court ou le plus beau ? Heureuse, la Ville capable d’inspirer à l’un de ses habitants une réponse de cet ordre ! ».

Ce propos reste à Colmar plus que jamais d’actualité !
 

Gilbert MEYER

lundi 12 août 2019

Mot de la Semaine N° 461 du 12 août 2019 (Pesticides)





Plusieurs dizaines de milliers de tonnes de pesticides sont utilisées en France chaque année pour contrôler chimiquement les espèces considérées comme nuisibles, les insectes en particulier.
 
Une part de ces produits est destinée à l’entretien des jardins et des espaces verts.

Les particuliers, comme les collectivités, utilisent encore trop de produits chimiques, notamment des herbicides, malgré leur nocivité.
 
Or, l’usage des désherbants sur des surfaces imperméables ou peu perméables entraîne, par ruissellement, la pollution des eaux de surface ou souterraines. Les statistiques montrent que 90% des cours d’eau et plus de 60% des nappes phréatiques françaises contiennent des résidus de pesticides …
 
La loi avait fixé l’interdiction de l’utilisation de produits phytosanitaires chimiques en 2017, au plus tard, dans les espaces publics, et en 2019 dans les espaces privés.

Mais Colmar a franchi le pas dès … 2009, témoignant de la faisabilité des méthodes alternatives. Dès cette année-là, nous avons entendu valoriser notre engagement en faveur de la biodiversité de proximité. Nous n’avons donc pas attendu la loi pour « bien faire ». Quelques illustrations, dont certaines vont bien au-delà du non-recours aux herbicides :
 

Ø  dès 2009, une fiche-action de l’Agenda 21 de la Ville de Colmar prévoyait un approvisionnement en eau potable sans traitement, en empêchant l’infiltration de toute pollution dans le périmètre du champ captant du Kastenwald. Ce nouveau champ captant a été réalisé en 2009 par Colmar Agglomération, pour un coût de 10,6 M€HT, en complément des deux champs captants historiques aux lieudits Neuland et Dornig.

 
Le champ captant du Kastenwald se trouve donc à l’abri des contaminations en nitrates et produits phytosanitaires relevés à l’amont, dans la plaine de céréaliculture intensive. Il répond à une diversification des ressources afin que l’utilisation du réseau colmarien existant (plus de 300 km) reste pérenne.

 
Les forages du Kastenwald ont une profondeur de l’ordre de 100m afin de prélever une eau de qualité constante avec de faibles risques de contamination bactériologique. Ce surcoût permet de garantir durablement une eau de qualité aux usagers colmariens et évite ainsi la mise en place de traitements conséquents de « potabilisation ».

 
L’action se poursuit aujourd’hui en partenariat avec les Services de la Chambre d’Agriculture du Haut-Rhin qui animent la transition agricole sur les périmètres de protection, dans le but de préserver la ressource en eau.

 

Ø  Nous avons développé une gestion différenciée des espaces verts qui consiste à ne pas appliquer à ces derniers la même intensité ni la même nature de soins : binettes, débroussailleuses, réciprocatores, désherbeurs mécaniques sont les outils utilisés par les jardiniers de la Ville en remplacement des molécules chimiques.

 
A cet effet, l’ensemble des espaces verts de la Ville a été recensé et classé en 7 catégories :


o   Catégorie 0 : les plantations hors sols : bacs, pots, jardinières, suspensions : 540 bacs et pots

o   Catégorie 1 : les espaces verts à entretien très soigné (espaces verts « de prestige » :
7,36 ha)

o   Catégorie 2 : Espaces verts à entretien soigné : 26,25 ha

o   Catégorie 3 : Espaces verts à entretien suivi : 33,08 ha

o   Catégorie 4 : Espaces verts à entretien extensif : 33,94 ha

o   Catégorie 5 : Terrains de sports engazonnés : 21,46 ha

o   Catégorie 6 : Arbres d’alignement.

Le patrimoine arboré de Colmar, comprend 3 500 arbres de parc, 10 500 arbres d’alignement, 300 rues et places plantées dont 25 espèces, 42 variétés et 17 cultivars mais également pas moins de 24 arbres remarquables dont, le Hêtre pleureur du Parc St François Xavier et l’Érable Négundo rue des Trois Châteaux.

De plus, à chaque rénovation de rue, la Ville prévoit une plantation d’arbres. Depuis 2008, l’opération « 1 Arbre – 1 Prénom » a complété le patrimoine arboricole de 200 unités.

 

Total : 122,09 ha d’espaces verts

 

Ø  depuis 7 ans, notre action vise aussi à végétaliser les pieds des arbres. Ces plantations limitent les travaux de désherbage, apportent un intérêt paysager et, surtout, favorisent le bon développement des arbres.

 
Ainsi, 1128 pieds d’arbres ont été végétalisés, dans 48 rues (dont 36 rues depuis 2014), ce qui représente une moyenne de presque 10 rues végétalisées par an.

 

Ø  Notre politique visant à promouvoir un développement durable a été récompensée par l’obtention d’une première « libellule » en 2012 (réduction de 30% des produits phytosanitaires), puis d’une deuxième « libellule » en 2014 (réduction de 70% des produits phytosanitaires). Une nouvelle étape a été franchie au printemps 2016, avec une gestion totalement en « zero phyto » des 120 hectares d’espaces verts de la ville.

Cette évolution a nécessité un effort conséquent d’organisation et une forte implication de la part des agents de la Ville. Ces pratiques vertueuses nécessitent en effet beaucoup plus de temps de travail que les traitements phytosanitaires. Un véritable « savoir-vert » a ainsi été mis en œuvre permettant de concilier agrément esthétique et considérations paysagères, avec les exigences environnementales règlementaires.

 

Ø  Le Conseil Communautaire de Colmar Agglomération a approuvé, sur ma proposition, le
21 mars dernier, le texte d’une convention avec la Région Grand Est, l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse et la Chambre d’Agriculture d’Alsace. Ces trois instances se sont engagées à définir ensemble une stratégie et à mettre en œuvre des actions opérationnelles permettant d’inverser la tendance à la hausse des teneurs en pesticides dans la nappe d’Alsace et les aquifères du Sundgau, constatée dans le cadre du projet européen ERMES (Évolution de la Ressource et Monitoring des Eaux Souterraines).

 

Gilbert MEYER
 

mardi 6 août 2019


Madame, Monsieur,

Le directeur de la Poste m’a assuré avoir mis « tout en œuvre » pour un retour à la normale concernant la distribution du courrier dans certains secteurs, en particulier dans le quartier des Maraîchers.

Si j’en juge les réactions de Colmariens publiées sur ma page, mes inquiétudes quant à la qualité du service rendu, ne sont pas dissipées.

Aussi ai-je décidé de relancer par écrit sur cette question le Directeur de la Poste.

Cordialement,                                                                                  Gilbert MEYER

lundi 5 août 2019

Mot de la semaine n° 460 - Animations Eté


Les mois de juillet et août, propices à la détente, nous permettent de « souffler » un peu dans un monde souvent agité. En cette période de l’année, le repos estival est le bienvenu pour chacune et chacun d’entre nous.

Pour les jeunes, c’est évidemment un moment de divertissement, mais aussi un temps privilégié d’éducation, un apprentissage fondamental dans le parcours d’un enfant ou d’un adolescent vers le monde adulte. Un moment particulièrement important pour la construction de sa personnalité.

Découvrir d’autres lieux, d’autres paysages, d’autres activités pendant l’été fait partie du droit aux vacances que défend Colmar Agglomération.

Colmar agglomération organise en effet depuis 2004 les « Animations-Été ». Cette opération, initiée en 1983 sous l’égide du Ministère de la Jeunesse et des Sports, a pour objet de proposer, durant la période estivale, des loisirs éducatifs, à l’intérieur de structures associatives, sportives ou culturelles, à la jeunesse de Colmar Agglomération, ainsi qu’à celle des communes de la région de Colmar.

En ayant pris le relais de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports du Haut-Rhin en 1998, la Ville de Colmar avait déjà considérablement développé et amélioré le fonctionnement de cette opération. Colmar Agglomération a, pour sa part, prolongé cette dynamique, depuis 2004. En témoignent le nombre de stages payants proposés (348 en 2 004 et 496 en 2019, soit près de 50% en plus) et le nombre de places de stages payants proposées (4 963 en 2004, 7 720 en 2019, soit près de 60% en plus).

La gestion pédagogique de ces animations est confiée aux structures associatives issues des différentes communes participantes. Pour le bon fonctionnement de l’édition 2019, ces associations sont au nombre de 71 pour les stages payants.

Ces associations bénéficient, en fonction de leur projet éducatif respectif, de subventions dont le montant est arrêté sur la base d’un bilan financier et d’un rapport d’activité, mais également en fonction du nombre de stagiaires, de la nature et du coût de l’animation. Qu’il s’agisse de culture, de sport, la vie associative est le reflet de toutes les passions qui animent la jeunesse.

C’est l’occasion de rappeler ce que nous devons à tous les bénévoles. Sans eux, les associations n’existeraient pas.

L’impact financier de l’opération Animations-Été n’est pas neutre : près de 400 000€ en 2018. Je tiens à féliciter les acteurs de cette belle aventure, sonnant comme une ode à la jeunesse dans toute sa richesse et sa diversité.

On le sait, l’été colmarien fait la part belle aux grandes chaleurs. Et pourtant, il n’est que mobilité(s). Signe d’une ville, d’une agglomération qui bouge.

Après le Festival International de Colmar, la Foire aux Vins, avant la « Summer Night » prévue le 24 août prochain, place encore au Cinéma de plein air de Colmar, sur le parvis du Pôle Média Culture Edmond Gerrer. Encore 2 séances au programme en août, d’accès libre et pour tout public (cliquer).

Gilbert MEYER

vendredi 2 août 2019

lundi 29 juillet 2019

Mot de la semaine n° 459 - Foire aux Vins 2019



Elle est cette année la soixante-douzième. Elle vient comme celles qui l’ont précédée, mais avec toujours plus de vigueur, au rythme de la saison estivale. Elle constitue un évènement important dans le vécu de notre région, attendue par la jeune génération et par les plus âgés. Elle a sa place dans notre mémoire collective, et comme un monument, elle est installée solidement ici, à Colmar, capitale des Vins d’Alsace : elle est la Foire Aux Vins.

Son inauguration a eu lieu le 26 juillet dernier. Le président de la Région Grand Est, Jean ROTTNER, m’a fait le plaisir et l’honneur d’accepter de présider cet évènement. Comme à l’accoutumée, la tribune a permis aux différents orateurs de commenter une actualité riche en tous domaines, entre autres : la Collectivité Européenne d’Alsace, les « gilets jaunes », la formation professionnelle, le volume des dépenses publiques et la charge fiscale, l’autonomie financière des collectivités locales et plus localement, le développement économique de l’ancien site de fret ferroviaire, route de Rouffach ainsi que l’attractivité de Colmar (saluée par l’hebdomadaire national « Le Point »), soutenue par un train d’investissements qui par rapport aux autres villes, est largement supérieur à la moyenne.

Vous trouverez ci-joint (cliquer ici), le contenu intégral de mon propos tenu lors de l’inauguration.


Gilbert MEYER

vendredi 26 juillet 2019