mardi 23 avril 2019


 


 

 

Mot de la semaine numéro 445 - Norma et autres


Avec l’inauguration du magasin « NORMA » le 15 avril dernier, dans les locaux de l’ancien supermarché MATCH, quartier Europe, un nouveau volet d’une vaste opération à tiroirs vient d’être fermé.

Il faut se rappeler le contexte. La fermeture par le groupe MATCH de son point de vente situé avenue de l’Europe, mi 2015, avait constitué une très mauvaise nouvelle. D’abord pour les salariés qui y travaillaient. Mais aussi pour les nombreux habitants du quartier qui bénéficiaient d’un commerce de proximité accessible.

Cette fermeture venait aussi contrarier les efforts réalisés par la Ville dans le cadre des opérations de rénovation urbaine en faveur des quartiers « Europe / Schweitzer ».

J’ai donc travaillé d’arrache-pied pour trouver une solution et n’ai jamais transigé sur un point fondamental à mes yeux : permettre aux 12 000 habitants du quartier Europe et des environs de retrouver un commerce de proximité accessible à tous. Ma position relevait d’un postulat, pierre angulaire à mes yeux du « vivre-ensemble ». Toute brèche dans ce principe aurait pu se transformer en faille géante pour les extrémistes de tout poil. Mais cet engagement ne pouvait être respecté que si la Ville devenait « opératrice », à travers la propriété de l’ensemble immobilier. Elle pouvait ainsi mieux maîtriser les conditions de reprise par le nouvel exploitant. C’était un pari. Il a été réussi.

La Ville de Colmar est en effet devenue propriétaire de l’ancien local MATCH en décembre 2016, pour le revendre à peine deux mois plus tard à la société AXIS PROMOTION, spécialisée dans l’investissement en immobilier tertiaire.

Cette société s’engageait à faire occuper l’intégralité du bâtiment, à l’issue de travaux de restructuration qu’elle prendrait en charge.

Ce challenge, là aussi, a été pleinement respecté, avec l’ouverture de trois nouvelles enseignes totalisant 2 216 m2 :

-        une surface de vente de solderie (ACTION), 745 m2, ouverte depuis le 31 janvier 2019
-        le Magasin NORMA à vocation alimentaire, ouvert au public depuis le 16 avril (1 030 m2)
-        une cellule commerciale dédiée à l’habillement (TAKKO), 441 m2, dont l’ouverture aura lieu courant du 2ème semestre 2019.

Je rappelle (cf. Mot de la semaine du 4 mars 2019) que la Ville de Colmar a accordé son soutien financier au projet de restructuration de la galerie Europe à raison de 20% du montant HT pour les parties communes.
Cette participation repose sur l’idée que les travaux de rénovation de cette galerie relèvent eux aussi de l’intérêt public en matière de commerces de proximité. Je voulais ainsi que la Ville soit activement présente aux côtés des commerçants de la galerie. De plus, le programme « Cœur de Ville » avait permis d’entrer dans un financement de l’État (FISAC).

Je parlais d’opérations « à tiroirs » dans mon propos introductif. En effet, 2 autres opérations vont être menées à proximité du nouvel ensemble commercial en 2019 :

-        l’une à caractère économique, avec l’aménagement d’une pépinière d’entreprises par Colmar Agglomération (coût estimé : 2,4 M € HT), à l’angle de l’avenue de Paris et de la rue de Prague. Cette structure de 1000 m2 accueillera 4 cellules artisanales et 14 bureaux ainsi que des espaces partagés,
-        l’autre dans le domaine de la voirie, avec le réaménagement des rues de Prague et de Madrid (coût : 660 000 €). La livraison est prévue en août 2020.



Ces opérations font suite elles-mêmes à

-        la construction de 30 nouveaux logements (bénéficiant de jardins partagés) rue de Madrid par Pôle Habitat.
-        la réhabilitation de 42 logements et la construction de 6 nouveaux logements rue de Prague.
-        aux travaux d’aménagement, en concertation avec les membres du Conseil Citoyen, des espaces extérieurs piétons et du parking (289 places de stationnement dont 6 places pour les personnes à mobilité réduite) pour un montant de 1,6 M €.
-        la démolition partielle (102 logements) de la « barre Luxembourg » en 2016, conjuguée à la réhabilitation « niveau passif » de 42 logements et la construction de 6 nouveaux logements passifs.

On le voit bien :

La transformation pérenne du quartier n’est pas qu’une question de vocabulaire. Au-delà des mots et des chiffres, la réussite de cet objectif repose sur un principe commun : réinscrire le fonctionnement du quartier dans l’urbanité de la ville, en proposant services et confort.

L’enjeu du projet (comme pour celui de Bel Air Florimont aujourd’hui) est d’agir sur tous les aspects, et de faire en sorte que le projet urbain soit un levier pour la mise en œuvre de toutes les autres actions sociales et économiques devant l’accompagner.

Ce levier, nous l’avons actionné en pleine concertation avec les habitants concernés. Ceux-ci ont toujours été associés à la réflexion. La politique de la ville ne peut en effet se construire sans un rapport étroit avec celles et ceux qui constituent l’âme des quartiers.



mardi 16 avril 2019


Notre Dame

Avec le terrible incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, c’est tout un pan de notre histoire commune qui s’est envolé en fumée.
L’édifice prestigieux qui a traversé les siècles se situait hors du temps. Sa force emblématique lui faisait dépasser tous les clivages, y compris religieux.
Nous sommes tous abasourdis de voir aujourd’hui dépouillé ce monument du patrimoine mondial. Grâce au travail des sapeurs-pompiers, qui ont su maintenir sa structure, l’espoir demeure de voir Notre-Dame s’élever à nouveau et dominer les contingences terrestres.




lundi 15 avril 2019

Mot de la semaine numéro 444 - Jardins Familiaux


Enracinés dans une histoire plus que centenaire, les Jardins Familiaux favorisent une rencontre entre l’économique, le social et l’environnemental. Pleinement consciente du rôle joué par ces parcelles de terre, la Ville de Colmar a permis leur installation au cœur de la Cité. Ces jardins sont en effet autant de réserves de biodiversité sur le territoire. Ce sont aussi des lieux d’éducation au respect de l’environnement et au développement durable.

Ainsi la Ville de Colmar loue, à titre gratuit, à l’Association des Jardins Familiaux présidée par
M. Daniel CAZANOVE, près de 22 hectares de terrains répartis sur 15 sites différents. Cela représente actuellement près de 650 jardins (plan :
cliquer ICI).

Les jardins, particulièrement prisés, sont tous occupés à l’heure actuelle. A l’issue du bail conclu avec le locataire, ou en cas de résiliation anticipée du bail, c’est l’association qui choisit le nouveau preneur. Les demandes, faites au siège de l’association (50 avenue de Rome 68000 Colmar – permanence le jeudi de 18h à 20h) ou par lettre de motivation, sont examinées dans l’ordre d’arrivée et en fonction des disponibilités.

La Ville de Colmar assure l’aménagement des voiries externes et internes, des parkings et des espaces verts extérieurs et intérieurs, ainsi que l’adduction d’eau jusqu’à la limite des terrains. D’une manière générale, les parcelles non desservies par le réseau collectif sont équipées de puits par la Ville, la mise en place des pompes restant à la charge de l’Association.

Ces travaux représentent en moyenne un coût de 20 000 € par an pour la Ville. Dans ce montant, sont comprises les fournitures :

-        des m3 de terre végétale nécessaires pour lutter contre les affaissements et des m3 de gravillons pour la réalisation et l’entretien des allées,

-        de tout-venant et du sable pour niveler les parkings.

La Ville fournit le grillage et les piquets nécessaires à la clôture. Elle fournit également tout matériau nécessaire à la restauration des gouttières et accessoires pour les abris situés sur les parcelles existantes, la mise en place desdites clôtures et gouttières restant à la charge de l’Association. La fourniture des grillages et piquets et autres matériaux représente en moyenne un coût de 12 000 € par an pour la Ville.

La Ville verse annuellement à l’Association une subvention de fonctionnement égale à la TVA applicable au total des dépenses effectivement réalisées par l’Association, soit 20% de ce total. De 2015 à 2018, cette subvention s’est élevée en moyenne à près de 6000 € par an.

La Ville de Colmar entend poursuivre son action, en collaboration avec l’Association. Véritables pépinières du mieux-vivre ensemble, les Jardins Familiaux de proximité créent et renforcent les liens sociaux dans les quartiers. Ils contribuent à créer d’heureuses connexions avec l’espace public.

Nous avons su développer ces mini cadres champêtres. Sachons les préserver.



Gilbert MEYER

lundi 8 avril 2019

Mot de la semaine n° 443 - Colmar fête le printemps


« Colmar fête le printemps » qui a ouvert ses « portes » le 4 avril, connaît un succès grandissant.

D’ailleurs, le site internet européen « BestDestination » cite Colmar, depuis 3 ans, comme la meilleure destination pour Pâques. C’est dire la notoriété atteinte par l’événement.

Durant un peu plus de 2 semaines (jusqu’au 22 avril) du 10h à 19h, chacun pourra découvrir de magnifiques décors printaniers. De nombreuses animations sont proposées au centre-ville avec les animaux de la ferme et les animations de rues. Par ailleurs, de nouvelles maisonnettes (72 au total), fabriquées en structure métallique galvanisée et bois, proposent des produits artisanaux ainsi que de nombreux objets et spécialités aux couleurs de Pâques. Certaines d’entre elles sont décorées avec des motifs de papier-peints anciens, dans le cadre du partenariat avec le Musée du Papier Peint de Rixheim.

Chaque week-end, sont organisées au Koïfhus, des expositions-ventes, avec de magnifiques réalisations d’artisans-créateurs locaux.

Les nouveautés cette année :

-        les animaux miniatures à découvrir place du 2 février,
-        un manège carrousel, place des 6 Montagnes Noires.

A la tombée de la nuit, on peut voir les illuminations des façades aux couleurs de Pâques et du printemps dans le cadre du plan d’animations lumière, inauguré lors des Marchés de Noël. Il s’agit de projections utilisant les technologies les plus modernes en matière d’images animées pour sublimer l’environnement, concevoir une identité « lumière » et faire surgir l’émotion. Ce plan lumière a été co-financé grâce à l’opération « Action Cœur de Ville » pour laquelle Colmar et son agglomération ont été retenues grâce à la qualité des dossiers présentés.

La technologie permet désormais de réaliser des projets artistiques ambitieux, sans pour autant que ces projets, consomment trop d’énergie. Il faut éviter d’opposer culture/valorisation du patrimoine et économie d’énergie. Il est à présent possible que les deux coexistent.

A une époque où la concurrence est rude entre collectivités en terme d’attractivité, l’ambition est de relever davantage l’identité singulière de la Ville, de renouveler l’offre touristique et de travailler sur un niveau d’excellence déjà reconnu.

 « Colmar fête le printemps », c’est aussi son incontournable festival de musique avec des concerts de jazz, de musique classique, de musique du monde. La Ville subventionne ce festival à hauteur de 48 000 €.

Les services de la Ville sont en appui de l’office de tourisme de Colmar et sa région pour tout ce qui concerne les espaces verts, la propreté, la mise en place de sécurité, et la mise à disposition du Koïfhus.



« Colmar fête le printemps » répond à la stratégie que nous avons mise en place pour marquer les quatre saisons et animer ainsi la Ville toute l’année.

Le tourisme est en effet un facteur déterminant et un atout indéniable pour le développement économique du territoire. 

Une étude récente place Colmar Agglomération en 2ème position dans la Région Grand Est, avec près de 29 M€ d’investissements annuels pour les équipements touristiques bien avant l’agglomération de Metz, par exemple. Un élément parmi d’autres : la construction de nouveaux hôtels, ces dernières années, entraîne des chantiers pour tous les corps de métier et principalement pour les entreprises locales.

On mesure alors combien le tourisme est un booster de l’activité économique, et donc de l’emploi.

Dans un constant souci d’amélioration et afin de rendre plus accessible le centre-ville, Colmar Agglomération mettra en place, dès la fin des Marchés de Pâques, des navettes électriques gratuites. Elles relieront les parcs de stationnement au cœur de la Ville, avec des possibilités d’arrêts aux principaux points d’intérêt. Elles permettront de limiter la place de la voiture mais aussi la pollution atmosphérique.

Les véhicules électriques seront de petit gabarit (une vingtaine de places) et la fréquence de passage de 10 minutes en journée du lundi au samedi. J’y reviendrai à l’occasion d’un prochain « Mot de la Semaine ».





Gilbert MEYER

lundi 1 avril 2019

Mot de la semaine 442 - Atelier patrimoine et forme urbaine


J’ai assisté à Paris, le 19 mars dernier à la rencontre nationale « Innovations urbaines en cœur de ville ».

Cette journée était organisée par la Ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, avec le Ministre de la Culture, en un étroit partenariat avec la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

Elle a permis de débattre sur les enjeux de l’innovation urbaine dans les cœurs de ville et d’échanger sur les expériences et bonnes pratiques locales.

J’ai été chargé d’animer dans le cadre de cette rencontre un atelier intitulé : « patrimoine et forme urbaine », dans le cadre de l’opération « Action Cœur de Ville ».

J’ai pu ainsi présenter les actions menées à Colmar, depuis plus de 20 ans dans les domaines de la culture et du patrimoine. Avec mon équipe, j’ai entendu en effet faire de ces deux domaines des piliers de notre action municipale. Pourquoi ? Pour en faire des atouts en termes d’attractivité et de développement économique pour la Ville.

Selon les statistiques, l’impact économique du patrimoine est en moyenne 20 fois supérieur aux coûts d’investissement qu’il mobilise. Loin d’être une charge, le « patrimoine » constitue un moteur important et dynamique. L’investissement culturel constitue un réel booster. Au-delà du seul impact de la fréquentation des monuments et des sites, l’enjeu économique du patrimoine culturel englobe d’autres secteurs dynamiques. Il en va ainsi de la fréquentation des hôtels, de la restauration, avec les retombées sur le commerce de proximité et les emplois de services.

La démarche de valorisation des lieux et éléments du patrimoine génère en outre une spirale d’attractivité globale en touchant à des domaines financièrement non quantifiables, mais dont l’impact sur les choix d’investissements est loin d’être négligeable : cadre de vie agréable, offre culturelle diversifiée, ambiance citoyenne et pédagogique, démonstration de confiance en l’avenir, etc.

Aujourd’hui la part de la culture et du patrimoine dans le budget de la Ville est de 15 %, soit le triple du taux moyen constaté dans les communes de plus de 10 000 habitants. Sur la
période 2009-2017, le stock d’investissement cumulé est passé de 10 à 100 millions d’€. Quant au fonctionnement, les crédits affectés aux services culturels oscillent également autour de 15 % da la masse totale. Or il s’agit là de ratios très peu courants pour une ville moyenne, et même sans commune mesure avec la part accordée aux secteurs de la culture et du patrimoine par l’Etat et les autres collectivités territoriales.

Au regard de l’intérêt qu’a suscité ma présentation (cliquer), je ne doute pas que notre travail pourra servir d’exemple à d’autres villes dont celles retenues, à l’instar de Colmar, dans le plan national « Action Cœur de Ville ».


La culture et le patrimoine doivent donc être défendus car ils sont aussi un atout de développement et de richesse pour les collectivités locales, au-delà du poids de la dépense qu’ils représentent. Cet engagement suscite aussi la fierté de tous les Colmariens.

La politique culturelle et patrimoniale de la Ville de Colmar s’inscrit dans le cadre plus large d’un projet municipal où la recherche de l’excellence, la proximité et la rigueur de gestion sont des fils conducteurs. Elle s’appuie bien entendu sur le socle d’une riche tradition historique et sur la valorisation du cadre urbain ancien. Mais au-delà, l’objectif est bien de voir rejaillir la gestion des équipements patrimoniaux sur la vitalité économique et l’attractivité globale de la ville entière. L’attractivité Colmarienne résulte pour beaucoup de ce choix stratégique.

A l’issue de cette rencontre nationale, Madame Jacqueline GOURAULT, Ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, a annoncé les villes lauréates de l’appel à manifestation d’intérêt « Réinventons nos cœurs de ville ». Colmar a le grand bonheur de figurer parmi les 111 villes retenues. Elle aura droit à « un accompagnement sur mesure » pour le projet visant la requalification de la gare de marchandises, route de Rouffach (voir « Mot de la Semaine n°396 du 14 mai 2018 »). Il ne fait pas de doute que la qualité et la pertinence du dossier présenté auront contribué à ce satisfecit.



Gilbert MEYER

jeudi 28 mars 2019

Le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiment
vient de consacrer 5 pages aux programmes de
renouvellement urbain engagés par la Ville de Colmar
depuis plus de 20 ans, avec l’aide de ses partenaires,
dans les quartiers Ouest.
Vous trouverez ici une copie de cette étude fort bien
documentée, qui illustre les efforts déployés.