lundi 18 février 2019

Mot de la semaine n° 436 - BP CA


Après le budget primitif 2019 de la Ville de Colmar adopté par le Conseil Municipal le 4 février (cf. Mot de la Semaine du 11 février), c’est le budget primitif de Colmar Agglomération qui a été approuvé par le Conseil Communautaire 3 jours plus tard, le 7 écoulé. Il a été voté à l’unanimité, moins 6 abstentions, sans aucun vote contre.

Le premier objectif de l’intercommunalité et des 20 communes membres réside dans l’opportunité d’unir de manière solidaire leurs moyens et leurs efforts afin d’offrir aux habitants du territoire des services performants, efficaces et au meilleur coût. Des services qui ne sont pas à la portée des communes individuellement.

Cet objectif constitue la base même de toutes les décisions prises par Colmar Agglomération.

Cela passe par une optimisation, via la mise en commun des moyens humains, matériels et organisationnels relatifs aux missions confiées, mais également par la nécessité de disposer d’une vision stratégique à l’échelle la mieux adaptée des politiques territoriales : économie, aménagement, transport, habitat, développement durable, environnement. Cela passe aussi par la capacité de mobiliser des ressources financières en adéquation avec les investissements nécessaires à la mise en œuvre de ces ambitions pour le territoire.

Dans cette optique, Colmar Agglomération recherche, depuis sa création, le meilleur service possible à offrir aux communes membres et à leurs habitants, en participant à leur développement, non seulement pour les compétences qui sont les siennes, mais aussi grâce aux fonds de concours alloués (7,34 M€ sur la période 2009 - 2014 et 9,76 M€ sur la période 2014 - 2019). La Ville de Colmar a apporté une contribution particulière en laissant dans la corbeille de la solidarité un montant de plus de 6,4 M€ au bénéfice des autres communes, soit 150€/habitant.

Le budget primitif 2019 de Colmar Agglomération permet de poursuivre, sur le périmètre de 20 communes, la mise en œuvre de la feuille de route établie par les élus communautaires depuis 15 ans.

Les efforts de gestion constants de Colmar Agglomération permettent d’envisager sereinement l’avenir avec un budget primitif 2019 qui se caractérise par un gel des taux fiscaux, un endettement très faible, et un niveau d’investissement en hausse : 22,4 M€ contre 19,26 M€ en 2018.

1.        Des dépenses de fonctionnement en augmentation pour prendre en charge de nouveaux engagements : 76,6 M€

Les dépenses de fonctionnement des budgets (principal + annexes) de Colmar Agglomération observent une hausse globale de 2,62 % entre 2018 et 2019, soit + 1 956 370 €. Mais si l’on compare à périmètre constant, l’augmentation n’est que de 1 027 370 € (soit + 1,38 %), dont 550 K€ au titre de la dotation de solidarité communautaire (DSC) à verser aux communes membres.

En effet, le BP 2019 intègre de nouvelles dépenses pour 929 K€ comme les études du programme « Action cœur de Ville » (165 K€), la hausse des charges de personnel suite au transfert de 15 agents de la Ville de Colmar (136 K€, le temps de travail de ces agents était majoritairement consacré aux missions de Colmar Agglomération), de nouvelles études en matière d’habitat et d’économie (55 K€).

2.        Une augmentation des recettes de fonctionnement grâce au dynamisme des bases fiscales : 93,9 M€

Sur l’ensemble des budgets, les recettes de fonctionnement augmentent de 3 641 740 € soit une progression conséquente de + 4,03 % par rapport au budget primitif 2018. Soit encore la progression la plus forte enregistrée depuis 2012, et cela malgré le gel des taux fiscaux.

Cependant, s’il y a bien une catégorie de recettes qui n’augmente pas, c’est celle des dotations de l’Etat. Celles-ci poursuivent leur réduction commencée en 2014 : elles diminueront de 222 699 € par rapport aux montants de 2018.

Au total, les pertes cumulées des dotations de l’Etat sur la période 2014 à 2019 seront de l’ordre de 2,8 M€.

3.        Une fiscalité modérée et attractive qui s’appuie sur des bases dynamiques

Que ce soit en direction des entreprises ou des ménages, Colmar Agglomération applique les taux d’imposition parmi les plus bas de France.

·         Le taux de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) reste fixé à 25 %, contre 26,70 % en 2018 pour le taux moyen des communautés d’agglomération au niveau national. Ce différentiel représente une économie de 910 000 € pour les entreprises de l’agglomération colmarienne.

S’agit-il d’une bonne stratégie ? La réponse est assurément : OUI ! L’attractivité d’une agglomération est en effet essentielle pour son dynamisme. Il faut donner envie aux chefs d’entreprise d’investir, aux ménages de s’installer et aux visiteurs de séjourner.

Bien évidemment, l’attractivité d’une agglomération ne doit pas se limiter aux apparences. Il faut que dans la réalité quotidienne chacun s’y sente bien, à sa place, conformément à ses attentes.

A l’heure où les territoires sont en compétition les uns avec les autres, l’attractivité passe en premier lieu par la capacité à attirer l’activité économique.

La priorité reste donnée sur la mandature en cours à l’action économique et à l’emploi par la définition et la mise en œuvre d’une stratégie de développement économique à l’échelle de l’agglomération. Cette stratégie s’appuie sur une volonté forte de créer l’environnement le plus favorable possible à l’installation et au maintien des entreprises sur le territoire de l’agglomération.

Un des indicateurs de l’attractivité économique d’un territoire est l’évolution des bases brutes fiscales de la CFE. Si l’on regarde sur la période de ces 3 dernières années (depuis que le périmètre est passé à 20 communes), on constate que les bases brutes de la CFE ont augmenté de 0,88 % depuis 2016 sur le territoire de Colmar Agglomération, alors qu’au niveau national la progression moyenne s’est limitée à 0,50 % (source : Villes de France) ;

·         Le maintien du taux de la Taxe d’habitation (TH) à hauteur de 8,27 %, soit depuis 2011 un taux identique à celui transféré du Département dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle. Par rapport à la moyenne du taux de TH en vigueur dans les autres communautés d’agglomération (9,53 %) les ménages de Colmar Agglomération réalisent donc une économie de 1,68 M€ ;

·         Le maintien du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) à 0,70 %, alors que le taux moyen national des communautés d’agglomération est de 2,33 %, soit une économie de 2,32 M€ pour l’ensemble des contribuables de Colmar Agglomération (dont 0,912 M€ d’économie pour les entreprises) ;

·         Le maintien du taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties à 2,21 % tel que transféré à Colmar Agglomération depuis 2011 ;

·         Pas d’augmentation de la taxe sur les surfaces commerciales depuis 2015 ;

·         Le maintien du taux de versement transport à 0,65 %, alors que le taux moyen national en 2017 était de 0,96 % (source : Groupement des autorités responsables de transport). Par rapport au taux moyen, l’économie des entreprises locales est de 3,42 M€ ;

·         Le maintien du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) à 7,30 %, après avoir été réduit en 2017 de 0,65 point. Pour comparaison, le taux moyen national de TEOM était de 9,84 % en 2017 (source : Direction Générale des Collectivités Locales), soit une économie de 3,31 M€ pour les contribuables de l’agglomération colmarienne (dont 0,931 M€ pour les entreprises) ;

·         Une augmentation à la marge de la taxe GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations) : le montant des dépenses à la charge de Colmar Agglomération augmentera de 1 % (1 855 €) pour se porter à 187 304 €. Ce montant doit être couvert à l’euro près par une taxe additionnelle s’appliquant aussi bien aux ménages qu’aux entreprises. La répercussion sur les contribuables est faible, moins de 2 € par habitant, bien en deçà du plafond de 40 € par habitant prévu par Loi.

La politique de modération fiscale de Colmar Agglomération permet donc aux contribuables de réaliser une économie de 11,64 M€ au total (dont plus de 6,1 M€ pour les seules entreprises). Autant de pouvoir d’achat en plus pour les ménages et de marges de manœuvre pour les entreprises qui pourront accroître leurs investissements et soutenir ainsi l’activité économique et l’emploi.

Malgré ce gel des taux, Colmar Agglomération affiche une nouvelle augmentation des produits fiscaux grâce à la dynamique des bases fiscales : en 2019, l’évolution globale des produits fiscaux du budget principal est estimée en hausse de 2,58 %.

Il faut relever la part très importante de la Ville de Colmar dans l’augmentation des bases fiscales économiques. La part de la Ville de Colmar représente en effet 117 % du total. Colmar a apporté ainsi en 2018 un montant supplémentaire de recettes fiscales de 353 096 € à Colmar Agglomération, à comparer avec l’augmentation globale des recettes fiscales économiques en 2018 sur l’ensemble du territoire des 20 communes de l’agglomération, soit 300 331 €. Cela signifie que cette augmentation compense très largement les diminutions constatées sur le territoire d’autres communes.
Ce constat va se répéter en 2019, puisque selon les prévisions, la part de la Ville de Colmar dans les 1,016 M€ de recettes fiscales supplémentaires liées à la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises, sera de 810 000 €, soit près de 80 %.  

4.        Un niveau d’épargne qui s’améliore malgré les baisses successives de la dotation globale de fonctionnement versée par l’Etat

L’épargne brute de Colmar Agglomération s’élèvera à 17,31 M€ en 2019 tous budgets confondus, en augmentation de 1,69 M€ par rapport à 2018, après une amélioration de 1,72 M€ l’année dernière. Cette progression reste donc stable, malgré la hausse des dépenses de fonctionnement en 2019. L’accroissement des recettes fiscales, par le seul dynamisme des bases, a permis non seulement de compenser cette hausse, mais d’améliorer encore la capacité de financement de Colmar Agglomération. 

Déduction faite du faible remboursement en capital des emprunts, l’épargne nette de Colmar Agglomération sera de 15,41 M€ en 2019 (+ 12,2 %), montant qui permet d’autofinancer une part substantielle du programme d’investissements. C’est un niveau d’épargne jamais atteint au budget primitif depuis la création de Colmar Agglomération, alors qu’entretemps les dotations de l’Etat ont été réduites de 2,8 M€.

Rapportée aux recettes réelles de fonctionnement, l’épargne nette représente 16,4 % des recettes. Au niveau national, ce taux n’était que de 7,67 % en 2017 pour les agglomérations de même taille (source : Villes de France).

5.        Un niveau d’investissement record

Le programme d’investissements prévu par Colmar Agglomération s’élève à 22,45 M€ pour 2019, dont 21,22 M€ pour le budget principal et les quatre budgets annexes, et 1,23 M€ pour les zones d’activités. Ce niveau d’investissement est un des plus importants programmes réalisés ces dernières années.

Ces investissements viendront s’ajouter aux 210 M€ déjà réalisés par Colmar Agglomération durant ses 15 années d’existence.

Ce programme d’investissements 2019 comprend notamment :

·         7,47 M€ de travaux sur les réseaux d’eau potable, d’assainissement et des eaux pluviales
·         1,11 M€ pour la fin des travaux de construction de la nouvelle déchetterie Europe
·         4,09 M€ de fonds de concours aux communes au titre de la fin du programme 2017-2019
·         0,64 M€ pour la réalisation de la pépinière d’entreprises (1ère tranche), dans le quartier Europe
·         0,7 M€ pour l’acquisition de terrains 
·         0,88 M€ de travaux de réfection de la voirie de la zone industrielle Nord de Colmar
·         0,33 M€ de frais d’études pour la réalisation du barreau sud
·         0.64 M€ de travaux de réalisation des pistes cyclables de Sundhoffen et d’Ingersheim – Turckheim
·         0,51 M€ pour le financement du Biopôle dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 
·         0,3 M€ au titre des aides versées aux particuliers pour le financement des travaux d’économies d’énergie dans l’habitat
·         0,7 M€ destinés à l’acquisition de bus
·         0,65 M€ consacrés à l’acquisition et à l’enfouissement des conteneurs de déchets
·         0,63 M€ pour l’achat d’un camion benne de ramassage des déchets et d’un camion grue.

6.        Des recettes d’investissement élevées assorties d’un très faible recours à l’emprunt

Colmar Agglomération finance près de 89 % des besoins de son budget d’investissement, par des fonds propres grâce, entre autres :

·         à sa bonne épargne nette (15,41 M€), soit près de 69 % de ses besoins de financement,
·         au produit de la vente de terrains en zones d’activités (1,23 M€),
·         aux subventions obtenues des partenaires financiers (0,7 M€).

Ainsi, le recours à l’emprunt nécessaire à l’équilibre budgétaire 2019 s’élève à 2,53 M€, représentant un peu plus de 11 % de ses besoins de financement. A titre comparatif, le taux national moyen de financement des investissements par l’emprunt pour les agglomérations de même taille s’élève à 27 % en 2017 (source : Villes de France).

La totalité de cet emprunt est inscrit sur le budget principal. Aucun des budgets annexes n’aura besoin d’emprunt pour financer les investissements prévus.

Grâce à sa très bonne capacité d’autofinancement qui n’a cessé de progresser, l’endettement de Colmar Agglomération reste extrêmement faible. Aussi sa capacité de désendettement continuera à s’améliorer en 2019 par rapport à 2018. Elle est seulement de 3,5 mois aujourd’hui contre 4,7 années pour la moyenne des communautés d’agglomération (source : DGFIP - Comptes de gestion).

Le taux moyen pondéré global est faible. Il est de 2,01 %, contre un taux moyen national de 2,29 % pour les villes et groupements intercommunaux de plus de 100 000 habitants (source : Observatoire Finance Active).

Conclusion : un budget au service des communes membres

Du fait de sa bonne gestion, de l’esprit de solidarité affirmé dès son origine, mais également de par les mécanismes financiers qui lui sont applicables, Colmar Agglomération est un formidable outil de soutien à ses communes membres.

Ce soutien technique et financier se manifeste au quotidien, pouvant aller de la mutualisation des services jusqu’à des aides directes massives aux projets d’équipements portés par les communes.

Le budget primitif 2019 illustre donc ces soutiens, notamment au travers :

·         du soutien aux projets d’équipement des communes avec le fonds de concours versé par Colmar Agglomération. Une enveloppe de 4,09 M€, est inscrite pour 2018 au titre du programme 2017-2019 dont l’enveloppe totale est de 5 M€. Cette enveloppe sera répartie entre les communes au prorata de leur nombre d’habitants. La Ville de Colmar, a décidé, comme pour le programme précédent, de n’être aidée que sur la base de 60 000 habitants au lieu de 70 251 (nombre d’habitants au 1er janvier 2017).

Au total, sur la période 2014-2019, le montant de cet accompagnement des projets communaux s’élève à près de 10 M€.

·           de la poursuite de la mutualisation des moyens entre Colmar Agglomération et ses communes membres. L’année 2019 permettra de poursuivre la mise en œuvre du schéma de mutualisation qui a été adopté fin 2015, et complété en juin 2016. En effet un transfert de 15 agents, dont la part des missions effectuées pour Colmar Agglomération représente 50 % et plus de leur temps de travail, a été réalisé fin 2018. Par ailleurs, Colmar Agglomération renforce sa compétence « Politique de la Ville » en accueillant 2 agents de la Ville de Colmar et en recrutant 3 nouveaux agents, dont deux emplois d’adultes-relais financés à 75 % par l’Etat et à 50 % du solde par la Ville de Colmar.

·         du reversement de 42,5 % de la dynamique fiscale à travers la Dotation de Solidarité Communautaire (DSC) aux communes, soit 4,7 M € versés en 2018, en progression de + 2,79 % par rapport à 2017.



Gilbert MEYER

lundi 11 février 2019

Mot de la semaine n° 435 - Budget Primitif 2019 ville


La « fusée » budgétaire a plusieurs étages. Le premier, c’est celui qui contient les orientations budgétaires débattues en Conseil Municipal. Elles l’ont été le 17 décembre dernier (cf. Mot de la semaine du 24 décembre 2018).

Le 2ème, c’est celui des éventuelles décisions modificatives qui viennent corriger en cours d’année, si nécessaire, les prévisions arrêtées.

Entre les deux, nous touchons du doigt la partie essentielle : c’est-à-dire le budget, et les moyens indispensables qui vont nous permettre d’atteindre toutes les cibles répondant aux actions et services entrevus pour l’année. Au final : objectifs conformes, voire supérieurs aux engagements pris auprès des Colmariens.

Le budget 2019 a été adopté par le Conseil Municipal le 4 février. Il maintient le cap des engagements pris auprès des Colmariens. Il le fait avec le souci scrupuleux de préserver le contribuable et l’usager, tout en maintenant la qualité des services offerts aux habitants. Constatons en plus que pour la période 2014/2019, il révèle plus de 30 M € d’investissements qui n’étaient pas prévus au départ.

Le budget 2019, bouclier de protection, pour défendre les intérêts des Colmariens

-        parce que les charges de fonctionnement sont maîtrisées, au-delà même des préconisations établies par le Pacte de Confiance. Ces dépenses sont « gelées » depuis 2014, soit pour la 6ème année consécutive ! Il s’agit là d’une performance exceptionnelle compte tenu de l’inflation (qui représente un montant de 2,75 M €) et des dépenses nouvelles imposées par l’État (3,5 M €), soit un total de 6,25 M € pour cette période
-        parce qu’il maintient la modération fiscale avec, là aussi, un gel des taux fiscaux pour la 7ème année consécutive
-        parce qu’il optimise les recettes de fonctionnement, malgré la baisse des dotations de l’État, grâce au déploiement d’une stratégie qui fait référence malgré une perte de près de 5 M € au titre de la dotation globale de fonctionnement.

Le budget 2019 est porteur d’avenir

-        parce qu’il préserve les générations colmariennes à venir du poids de l’endettement : l’encours de la dette prévisible par habitant est estimé à 888 € au 31 décembre 2019. Il reste très modéré et largement inférieur à la moyenne des villes de la même importance (1 416 € au 31 décembre 2017, source : direction générale des collectivités locales). Il était de 950 € à Colmar en 1995.

-        parce que l’année 2019 sera une année exceptionnelle en termes de dépenses d’équipement :
49 M € ! Du travail pour les entreprises, et donc de l’emploi préservé, voire créé ! À Colmar, le volume du budget d’investissement (683 € - habitant) représente pour une année deux budgets des autres villes de la même strate de population (326 € - habitant). L’Observatoire des Finances et de la gestion publique locales a relevé que le volume des réalisations par les communes est inférieur de 15% en 2018 à celui de l’année précédente. La performance colmarienne n’en est que plus significative.
En matière d’investissement, nous ferons mieux, par ailleurs, que respecter la règle théorique des trois tiers pour financer les investissements (1/3 : emprunts, 1/3 : autofinancement, 1/3 : subventions et participations). En effet, notre niveau d’autofinancement se situera à 41% en 2019 ….






Plus que jamais, « la marque de fabrique colmarienne » devient donc un label, un label de référence.

Nous sommes la démonstration d’une gestion exemplaire, de nature à assumer toutes les comparaisons possibles. Une gestion exemplaire :

-        qui s’interroge sur la pertinence de chaque dépense,
-        qui s’impose une réflexion constante sur la rationalisation des usages des équipements
-        qui met en œuvre toutes les mutualisations possibles et les réorganisations souhaitables afin de mieux maîtriser la dépense
-        qui optimise les fruits du partenariat avec les autres acteurs institutionnels : État, Région Grand Est et Département du Haut-Rhin.

Au-delà de ces rappels, il y a lieu d’apporter 2 précisions :

1.      Le contrat de confiance de l’État

Il avait limité l’augmentation du budget de fonctionnement à 1,2%.
Pour Colmar, les dépenses de fonctionnement 2018 étaient inférieurs de 1 375 000 € par rapport à celles de 2017. De plus, l’augmentation autorisée (1,2%) correspond à 886 000 €. L’économie réelle par rapport au contrat de confiance de l’État est donc … de 2 261 000 €.

2.      L’épargne nette de 2018 était de 18 679 600 €. Elle est chiffrée à 19 978 100 € en 2019, ce qui permet d’arriver à un autofinancement des travaux d’équipements de 41%, taux encore jamais atteint.


L’adoption du budget a provoqué un large débat de 1h30, lors de la séance du Conseil Municipal. La démocratie a joué pleinement son rôle.
Vous pouvez visionner les échanges intervenus en cliquant sur http://www.colmar.tv

Les principaux éléments du budget 2019 sont aussi accessibles en cliquant ICI. Vous y trouverez la synthèse du budget communiqué aux médias.
Zone de Texte: Un audit commandé à LOCALNOVA en 2013 concluait à une « réalité 2019 » beaucoup moins heureuse pour Colmar. Pourtant, nous avons su optimiser tous les leviers d’une gestion ne souffrant d’aucune faille. Ainsi, nous pouvons tabler en 2019 sur :

- un supplément de recettes de fonctionnement de 8,2 M €
- une diminution des dépenses de fonctionnement de 7,2 M € 
soit une augmentation de l’épargne de gestion de 15,4 M €. 

Par ailleurs, entre 2014 et 2019, elle a été portée de 10,94 M € à 19,37 M €, soit plus 8,43 M€ alors que Local Nova avait conclu dans son audit en 2013 à une épargne de gestion de 3,95 M € en 2019.
 



Gilbert MEYER

lundi 4 février 2019

Mot de la semaine n° 434 - Salon Formation Emploi


La 41ème édition du Salon Formation Emploi a eu lieu les 25 et 26 janvier dernier au Parc Expos.

Il y a deux façons d’appréhender la pérennité de ce Salon, disais-je lors de l’inauguration. Celle, positive, consiste à relever son utilité. La manifestation noue en effet un partenariat fort entre acteurs économiques, sociaux et politiques. Un partenariat pour donner à notre bassin de vie une ambition d’avenir en permettant notamment à la jeune génération de trouver de quoi entrevoir un avenir professionnel.

Mais ce Salon n’aurait pas de raison d’être si la situation de l’emploi était au beau fixe. Ce n’est pas le cas, on le sait. Pourtant chaque jour des milliers d’entreprises, au niveau national, peinent à recruter les compétences nécessaires à leur développement.

L’une des raisons de ce paradoxe repose sur l’image des métiers techniques, souvent manuels. Or ces métiers exigent des savoir-faire pointus et extrêmement divers. Il faut apprendre aux jeunes, et peut-être à leurs parents, qu’un chaudronnier, par exemple, peut tout aussi bien réaliser des cuves en inox permettant d’entreposer les grands crus, que forger les ailes d’un avion !

Il s’agit aussi de donner aux jeunes, au collège et au lycée, les informations indispensables pour leur permettre de s’orienter en toute connaissance de cause. Combien de parents rêvent de voir leur enfant travailler à l’usine ou dans un atelier ? Peu probablement. Ils le seraient davantage s’ils connaissaient, filière par filière, les données relatives au taux d’occupation dans l’emploi, au salaire d’embauche, ainsi qu’à la nature des emplois.

Les jeunes aspirent légitimement à s’insérer rapidement dans la vie professionnelle. Ils ne connaissent trop souvent l’entreprise que comme clients ou à travers les médias, rarement de l’intérieur.

En tout état de cause, la bataille de l’emploi se gagne dans les territoires, au plus près des besoins. Il revient au niveau national de fixer les grands objectifs, de négocier les qualifications professionnelles de demain ou encore d’évaluer les transformations des métiers. Mais l’essentiel du travail se fait sur le terrain. C’est donc au niveau local qu’il faut assurer dans les meilleures conditions la mise en relation, l’accompagnement et le conseil.

Quel meilleur levier, dès lors, que ce Salon pour favoriser cette relation entre les demandeurs d’emploi et l’entreprise ? Et le Salon le prouve : 330 exposants (dont des exposants allemands) sur 12 000 m2 répartis sur 4 halls.

Face au fléau du chômage, nous devons avancer tous ensemble, dans une même direction. Ne laisser personne sur le bord du chemin, en faisant de notre diversité une richesse pour la collectivité. C’est pourquoi les actions localement engagées pour atteindre cette priorité sont essentielles. La Ville de Colmar et Colmar Agglomération montrent l’exemple à ce niveau-là.

Ainsi, depuis 2013, près de 40 jeunes ont été formés par la Ville ou par Colmar Agglomération dans le cadre du dispositif des emplois d’avenir.

25 d’entre eux ont été embauchés à l’échéance de leur contrat, et 5 sont encore sous contrat dont le dernier prendra fin le 31 août 2019. 14 services municipaux et 2 services communautaires ont accompagné ces jeunes pendant 3 ans. Ils ont été formés sur 29 métiers différents.





Par ailleurs, la Ville de Colmar a pour habitude de signer, chaque année depuis 1995, des contrats d’apprentissage. Très présents au sein des services des Espaces Verts et de la Maintenance, les apprentis (au nombre de 4 actuellement) ont eu la possibilité d’intégrer d’autres services tels que l’Enseignement, les Sports ou encore le Centre socioculturel.

Nous avons pris l’option, depuis ces dernières années, de permettre à des jeunes non qualifiés de se former et de gagner en expérience pour se lancer sur le marché du travail en étant mieux armés. C’est pourquoi nous préparons les jeunes à des CAP, et non plus forcément à un niveau de diplôme plus élevé.

Pour favoriser l’emploi, il faut du travail. Je relève à cet égard l’importance exceptionnelle des dépenses d’équipement dans le projet de budget de la Ville de Colmar pour 2019 : près de 50 M€. Donc du travail pour les entreprises !

2019 sera une année phare de cette mandature. Je rappelle cette comparaison : le ratio d’investissement habitant est de 694 € à Colmar, par rapport à 326 € pour la moyenne nationale des villes de la même strate de population. Soit 25 760 000 € d’investissements supplémentaires, localement ! L’investissement est tout aussi dynamique du côté de Colmar Agglomération : 22 M€ en 2019, soit une augmentation de près de 18 % par rapport à 2018 !

Au total, c’est donc un volume global de quelque 72 M€ qui va alimenter le carnet de commande des entreprises. Il correspond à l’emploi de près d’un millier de personnes dans le bassin de vie colmarien.

La Ville de Colmar, comme Colmar Agglomération, sont donc bel et bien des moteurs pour l’activité économique locale. Nous n’avons pas peur d’investir quand il s’agit des emplois d’aujourd’hui et de demain. Cet axe fort de notre politique contribue aussi au fait que le taux de chômage sur notre territoire est inférieur de 2 points à la moyenne nationale.

Parallèlement, Colmar Agglomération intervient en direction des entreprises souhaitant s’implanter ou se développer sur le territoire. A ce titre, Colmar Agglomération incite à lutter contre la vacance de locaux d’activité, à travers le développement des deux dispositifs d’aide à l’aménagement de locaux et à l’acquisition de locaux. Depuis 2016, Colmar Agglomération a soutenu 29 entreprises.

De même, Colmar Agglomération est intervenue dans le cadre d’un partenariat avec la Région Grand Est, pour bonifier l’aide à l’investissement matériel dans les entreprises. Ainsi, Colmar Agglomération a pu attribuer un montant total d’aides de 201 000 € au bénéfice de 17 entreprises.

Par ailleurs, Colmar Agglomération vient de lancer l’opération de construction d’une pépinière d’entreprises au sein du quartier Europe à Colmar. La pépinière sera intégrée au « pôle entrepreneurial » qui offrira des solutions d’accueil et de développement aux jeunes entreprises du territoire. Outre la fonction de pépinière, les bureaux pourront aussi être affectés partiellement à un espace partagé pour ainsi servir, par exemple, de tiers-lieu pour des actifs du bassin d’emploi de Colmar. L’opération est estimée à 2,4 M€ HT, avec un co-financement du Département du Haut-Rhin et un partenariat avec la Région Grand Est. Elle est appelée à figurer dans le programme « cœur de ville ».

Dans le cadre de partenariats étroits, Colmar Agglomération soutient aussi les associations locales et les actions qui œuvrent pour l’insertion professionnelle des jeunes les plus éloignés de l’emploi. Je note, entre autres, le soutien à la Mission Locale Jeunes Haut-Rhin Nord Colmar-Guebwiller (à hauteur de 185 000 €/an), présidée par Madame Céline WOLFS-MURRISCH.

Depuis plus de 25 ans, la Mission Locale réunit les acteurs du territoire, et fédère les énergies dans un même objectif, pour répondre aux besoins des jeunes. Avec plus de 3 000 jeunes accueillis par an, le travail de la Mission Locale est largement reconnu.


Dans le même esprit, Colmar Agglomération participe à la gouvernance du Campus des Métiers et des Qualifications Agroalimentaire Grand Est. L’objectif de ce Campus est de créer des passerelles entre les entreprises et les acteurs de la formation dans des créneaux porteurs, et de valoriser les métiers de l’agroalimentaire auprès des jeunes et des personnes en reconversion professionnelle.

Porté par l’UHA et la Faculté de Marketing et d’Agrosciences, dans le cadre d’un partenariat entre la Région Grand Est et le Rectorat, le campus est soutenu par Colmar Agglomération. Ainsi, il est prévu que les représentants du Campus des Métiers intègrent à terme le bâtiment de l’IUT Génie Biologique au Biopôle, rue de Herrlisheim, dans le cadre de l’opération de rénovation financée en partie par Colmar Agglomération.

La Ville de Colmar, son agglomération et Pôle Habitat Centre Alsace interviennent également sur l’insertion socio-professionnelle par le biais des clauses d’insertion. En effet, pour tous les travaux inscrits dans le cadre des programmes de renouvellement urbain, un quota de 5 à 10 % de la totalité des heures travaillées dans les marchés de travaux est consacré aux personnes en recherche d’emploi en insertion. En 2018, quelque 9 700 heures ont été comptabilisées à ce titre sur les opérations suivantes :
-        Construction de 8 logements, rue de Thann,
-        Construction de 13 logements, route de Neuf-Brisach,
-        Réhabilitation et restructuration du secteur Luxembourg,
-        Opération de réaménagement du parking de l’ex magasin « Match », quartier Europe.

Le niveau de qualification reste un facteur déterminant dans la recherche d’emploi. En ce sens, le Salon Formation Emploi Alsace, soutenu par la Ville de Colmar et Colmar Agglomération, constitue un évènement qui permet de saisir des opportunités sur des métiers à découvrir. C’est une occasion unique pour nouer des contacts, s’informer, avoir un autre regard sur les formations et l’emploi.

Le Salon reflète aussi la réalité du marché du travail mettant en avant des opportunités, à savoir :
-        La dynamique de l’emploi transfrontalier,
-        L’évolution des métiers et des formations,
-        La réalité de certains métiers qui restent à découvrir ou à redécouvrir.

Toutes nos félicitations donc à l’Association Jeunes Emploi Formation organisatrice de cette manifestation annuelle de fin janvier, avec à sa tête son président, Monsieur Thierry PORTET.

Soyons confiants : l’action de chacun finira bien par faire le succès de tous !


Gilbert MEYER